27 décembre 2007
Le cyclisme international a vécu cette année son pire cauchemar.
Les guerres intestines entre l’UCI et les organisteurs des Grands Tours et principalement ASO, ont accéléré le processus. Unis, les hauts responsables du cyclisme mondial auront pu cacher l’hallali encore longtemps. Séparés, ils ont précipités la chute du crédit sportif de leur propre compétition. Restent les mythes, encore : Milan-San Remo, le Tour des Flandres, Liège-Bastogne-Liège. Ah oui, et le Tour de France, sa tête de pont, brisée par l’abandon un par un de ses favoris (Alexandre Vinokourov) et de son maillot jaune (Michael Rasmussen), et dont le vainqueur, Alberto Contador suscite (en France en tout) encore la polémique, du fait de son appartenance à l’ancienne équipe d’Armstrong.
Ne nous y trompons pas : le cyclisme n’est pas l’haltérophilie. Il ne mourra pas et le Tour de France réunira les gens sur la route, bon an mal an. Mais la crédibilité sportive du résultat fera sûrement ressembler ce sport en spectacle. Est-ce l’effet recherché ?
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