24 décembre 2007


Plus de 130 entreprises ont indiqué qu’elles ne désirent pas le maintien de la voie ferrée et souhaitent
plutôt que le projet de piste cyclable entre Vallée-Jonction et Notre-Dame-Pins se réalise.

Projet de piste cyclable dans Robert-Cliche :
appui massif des entreprises

Plus de 130 entreprises beauceronnes se disent favorables au projet de la piste cyclable dans Robert-Cliche et, pour sa réalisation, souhaitent le démantèlement de la voie ferrée.

Luce Dallaire

« Les entreprises beauceronnes sont en faveur de l’abandon du tronçon entre Vallée-Jonction et Notre-Dame-des-Pins », a affirmé dernièrement en conférence de presse Daniel Chaîné, un des porte-parole du comité de la piste cyclable, directeur général et commissaire industriel du CLD Robert-Cliche.

Richard Moreau, de Tourisme Chaudière-Appalaches, ajoute qu’il est temps de faire de l’emplacement de la voie ferrée une « infrastructure touristique majeure afin d’augmenter l’offre récréo-touristique de tout Chaudière-Appalaches ».

« Le vélo est l’activité prioritaire du développement touristique de la Beauce, a-t-il fait valoir. Le projet permettra de relier la ville de Québec à Saint-Georges sur une distance de plus de 100 kilomètres. En périphérie, tant en Nouvelle-Beauce qu’en Beauce-Sartigan, le cyclisme est l’activité la plus pratiquée et la plus demandée par les visiteurs. »

Ces derniers mois, le comité de la piste cyclable a tenu plusieurs rencontres avec les responsables de la section ferroviaire du ministère des Transports du Québec (MTQ), la ministre Julie Boulet et Jean-Marc Giguère du Québec Central.

En octobre, le MTQ a acheté le réseau ferroviaire entre Vallée-Jonction et Notre-Dame-des-Pins, demandé le démantèlement de la voie ferrée d’ici deux ans, comme le veut une décision du tribunal. La firme Genivar a été mandatée pour effectuer une étude d’opportunité.

En réaction au Lobby
« La coalition d’entreprises pour la piste cyclable sur la voie ferrée a été lancée, explique M. Chaîné, en réaction au lobby politique et au souhait d’un promoteur privé pour le maintien de l’emprise ferroviaire. Cent trente-huit entreprises, qui auraient pu être susceptibles d’utiliser le chemin de fer, ne désirent pas qu’elle soit maintenue. »

En raison du type de produits finis à livrer et des délais de livraison de plus en plus courts exigés par les clients, le train, dit-on encore, n’est pas le moyen de transport privilégié par celles-ci.

« Si les gens l’avaient utilisé, depuis 10 ans que Jean-Marc Giguère tente de relancer le transport par train, je ne tiendrais pas les mêmes propos, note le député Janvier Grondin. Mais ça n’a pas été le cas. Par ailleurs, il faudrait un investissement de plusieurs millions de dollars pour réparer le réseau ferroviaire. »

Janvier Grondin considère que la piste cyclable sur l’ancienne emprise du Québec Central sera un atout majeur pour la rétention et le recrutement de la main-d’œuvre.

« La piste cyclable, qui fait 34 kilomètres à compléter entre Vallée-Jonction et Saint-Georges, dynamisera le milieu », soutient le commissaire industriel.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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