16 décembre 2007

Stéphane Cossette, une saison éblouissante en cyclisme sur piste

Cap sur les Jeux olympiques de 2012

CHICOUTIMI - Une bonne génétique n'explique pas tout. Encore faut-il avoir la détermination et la discipline pour réaliser ses rêves. Dans le cas de Stéphane Cossette, le rêve prend la forme d'une participation aux Jeux olympiques de Londres, en 2012.

Mais contrairement à sa célèbre mère, la nageuse Christine Cossette, et à son illustre grand-père, Robert Cossette, c'est en cyclisme sur piste que le jeune homme compte faire sa marque. Et tout laisse croire que ses aspirations se concrétiseront.

Car c'est drôlement bien parti pour l'athlète de 18 ans quand on regarde ses récentes performances dans une discipline qu'il connaissait à peine il y a deux ans. Des résultats bien au-delà de ses espérances qui lui ont d'ailleurs valu les titres d'athlète de l'année, scène internationale, ainsi qu'en cyclisme lors du Mérite sportif régional, et celui d'athlète masculin de la relève en route et piste au gala de la Fédération québécoise des sports cyclistes.

Le talentueux Chicoutimien s'est distingué au championnat du monde sur route et sur piste au Mexique où il a pris le 13e rang. Auparavant, en juillet, au championnat canadien sur piste junior, il s'est démarqué en remportant une 1ère, une 2e et une 3e place aux différentes épreuves. En 2006, à sa première année junior, sa présence avait été aussi fructueuse car il avait gagné, entre autres, trois épreuves aux championnats canadiens.

Malgré ses performances, le jeune homme avoue qu'il ne s'attendait vraiment pas à recevoir autant d'honneurs ni à performer autant car pour lui, cela s'inscrit dans un processus normal de progression.

N'empêche qu'il a surpris bien des habitués du milieu, tellement que certains ne pouvaient croire que c'était naturel. "Je ne me suis jamais fait offrir de dope mais par contre, je me suis déjà fait soupçonner de dopage par les Ontariens. Eux, ils ne faisaient que de la piste et moi j'arrive et je les bats. Même chose sur route, où je bats tous ceux qui ne font que de la route. Ils pensaient vraiment que j'étais dopé", raconte, amusé, celui qui déplore le fait que des athlètes recourent à des substances illicites pour améliorer leurs performances.

Route et piste
Ce n'est pas la première fois que Stéphane impressionne par ses qualités athlétiques. Natation, soccer, football, karaté, hockey, patinage de vitesse sont autant de disciplines qui l'intéressent. "Mon grand-père disait que j'étais bon dans tout mais pas tant que ça", lance-t-il en riant. En fait, seul le golf et le baseball n'attirent pas vraiment ce touche-à-tout.

À l'instar du cyclisme, il est l'un des rares athlètes à avoir obtenu de bons résultats en patinage de vitesse, tant en courte piste qu'en longue piste (saison 2004-05). C'est d'ailleurs grâce au patinage de vitesse qu'il s'est initié au vélo de compétition.

Le jeune homme ne manque pas d'ambition pour les prochaines saisons. "J'ai fini 4e aux Championnats canadiens élite et mon prochain objectif sera d'obtenir un podium." Il lorgne également une place au sein de l'équipe nationale. S'il y parvient, les championnats du monde seront dans sa mire.

L'année s'annonce donc chargée pour celui qui est aussi membre de l'équipe sur route ÉVA/Devinci. "Mais ça ne me fait pas peur parce que je n'y vais pas à moitié. J'ai des objectifs précis même si je suis en première année, mais ce ne sera pas la fin du monde si je ne les atteints pas. Si ce n'est pas cette année, ce sera dans deux ans", assure-t-il.

Au retour, il souhaite entreprendre des études collégiales en sciences humaines, avec l'intention d'obtenir un diplôme en enseignement de l'éducation physique et à la santé et de pouvoir agir comme entraîneur privé. De fait, le jeune homme, qui rêvait d'être pompier depuis l'âge de trois ans, a dû renoncer à cette carrière en raison d'un problème auditif.

D'ici ce printemps, il devrait participer à un camp de perfectionnement en Australie sous la gouverne du Québécois Martin Barras, entraîneur-chef de l'équipe nationale australienne sur piste. Sinon, ce pourrait être en France. Peu importe, le jeune homme a maintenant la piqûre pour les voyages et la découverte.

Mener à bien tous ces projets n'est pas donné. "C'est maman qui paie et les bourses que j'ai obtenues jusqu'à maintenant", avoue l'athlète qui amasse aussi un peu d'argent en travaillant à la Cage aux sports. Quand il dit qu'il s'investit complètement dans son sport...


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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