31 décembre 2007
Patrick Rossignol, habitant de Carquefou, est un passionné de sport. Il s'enrôle au mois de mars dans une expédition de 12 000 km de Paris à Pékin, pour arriver à temps aux jeux Olympiques.
Anne-Lise Bertin
Patrick a 63 ans. « Je suis sportif depuis toujours », confie-t-il l'oeil pétillant. Cet homme svelte qui ne porte pas son âge, s'est illustré dans plusieurs sports avant de se consacrer à la petite reine. Champion de France Ugsel en 400 m dans les années soixante, il a acquis ses lettres de noblesse dans l'athlétisme. « Déjà à l'époque je voulais aller aux jeux Olympiques de Tokyo », se rappelle Patrick en riant. Polyvalent, il s'est également distingué en football comme entraîneur et en ski. Il s'adonne au vélo depuis 1992, mais sa passion est née en 1999 après avoir réalisé le Paris-Brest-Paris.
Paris-Pékin, un nouveau défi
Cette aventure Paris-Pékin représente pour Patrick un vrai défi. C'est un ami qui lui en a parlé. « Ce raid est dans les cartons de la Fédération française de cyclotourisme depuis deux ans ». Le plus important va se jouer dans le collectif. Ils sont 115 à partir, guides compris. « On va rouler par groupe de 20. C'est avant tout une aventure humaine, on part à 100 pour arriver à 100 », affirme Patrick.
Ils disposent de quatre mois et demi pour parcourir 12 000 km, soit une moyenne de 100 à 110 km par jour. Une formalité pour cet accro des deux roues. « Physiquement, cela ne me fait pas peur. Il va surtout falloir se supporter les uns les autres, s'entraider. Chacun va devoir faire preuve de solidarité. »
Une passion qui a pris de la vitesse
Depuis 1992, Patrick pratiquait le vélo occasionnellement. « Je parcourais environ 2 000 km par an », estime-t-il. Depuis 1999, le Paris-Brest-Paris est devenue une course incontournable pour Patrick. Tous les quatre ans, il est au rendez-vous derrière la ligne de départ. « En 2003, je l'ai terminée en 63 heures », précise-t-il fièrement.
Au mois de juillet 2005, il s'est attaqué au Tour de la France au plus près des mers et des frontières, un parcours organisé par l'union sportive US Métro. « Cela représentait 5 000 km avec soixante points de contrôles, et près de quarante cols à passer. Je l'ai réalisé en 21 jours, soit une moyenne quotidienne de 240 km. » Ce périple doit être fait en autonomie, et Patrick reconnaît qu'il y a eu des moments durs. « Une nuit, j'ai dû dormir dehors, le Tour de France passait le lendemain et tous les hôtels étaient occupés. À la fin, j'avais perdu 10 kg. » Ce mordu de la compétition pratique pour le plaisir, pour être encore plus performant. « Le sport compte beaucoup, pour moi, c'est l'école de la vie ».
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