30 décembre 2007

Rétro 2007

J'ai mal à mon sport

C'était un lundi matin de juillet, je rentrais au bureau, galvanisé par le spectacle télévisuel que je venais de voir au Tour de France. Alberto Contador avait attaqué Michael Rasmussen à trois reprises dans la dernière montée vers Loudenvielle. Premiers mots du patron : Pourrais-tu nous préparer un papier du week-end du style « Le Tour est-il mort ? »

C'était dans la foulée du contrôle positif de Patrick Sinkewitz. La télé allemande annonçait qu'elle stoppait sa couverture. Je me suis mis au téléphone, la mort dans l'âme. Encore une fois, le scandale primerait sur la course.

Le lendemain, Vinokourov était exclu, entraînant son équipe à sa suite. Puis ce fut au tour de Rasmussen et Moreni. T'avais raison, patron, le Tour est mort, même plus besoin de point d'interrogation... ni de papier.

Kashechkin a suivi en août. Puis, à la rentrée automnale, Geneviève Jeanson confirmait ce qu'un test positif à l'EPO avait révélé deux ans plus tôt.

À ce magma de mauvaises nouvelles, ajoutons les interminables dossiers Landis, Ullrich et Bonds. Sans compter les casseroles de Lance Armstrong.

Le nageur australien Jan Thorpe n'a pas été épargné lui non plus. Maintenant, Éric Gagné. Soyons clair : aucune des affaires précitées ne constitue une énorme surprise. Même pour l'amateur volontairement crédule que je suis. Mais là, honnêtement, j'ai mal à mon sport. Quelqu'un peut-il me filer ses Prozac ?


30 décembre 2007

Rétro 2007

2007 c'était le Tour de Vinokourov

Hugo Fontaine

Alexandre Vinokourov avait bâti son équipe. Avec ses commanditaires, les couleurs de son pays, et sa capitale comme nom. 2007, c'était son Tour de France.

Mais le Kazakh chute lors de la cinquième étape. Ses genoux sont lourdement touchés. Trois jours plus tard, le 17, Vinokourov est fini. Il concède quatre minutes et demie à un Rasmussen qu'on croyait tout juste bon pour les pois.

Le 21 juillet, grand retour. Vino remporte le contre-la-montre d'Albi. Mais dès le lendemain, il est largué dans les cols pyrénéens et perd une demi-heure, autant dire un siècle ! Il fait des signes à la caméra pendant la course : « Je suis mort. »

Mais de l'autre côté de la nuit, Vino renaît à nouveau (!) et gagne en solitaire, pour ce qui allait être le dernier numéro du Kazakh sur la Grande Boucle. Dopage, tranfusion homologue, exclusion. En quatre jours, Vino est passé de héros, à martyr, à ressuscité, avant de s'éteindre en tricheur.

Pouvait-on espérer davantage de revirements ?


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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