29 novembre 2007

Rouler avec Pierre Foglia, discuter politique autour d'une bonne bouteille de vin avec Vincent Marissal, encourager les Glorieux en compagnie de Réjean Tremblay. Rien d'impossible à l'occasion de la Grande guignolée des médias.

Hugo Fontaine

Pour l'occasion, La Presse met à l'encan 10 lots en forme de journalistes. Les profits serviront à amasser fonds et denrées pour les organismes Jeunesse au Soleil, la Société Saint-Vincent de Paul et Moisson Montréal.

I1 suffit de consulter le www. cyberpresse.ca/concours et de miser. Les enchères démarrent à 50 $ et l'encan se termine à 16 h le 6 décembre.

Près des lecteurs
En vedette dans le lot numéro quatre, le journaliste aux arts Alain de Repentigny a bien hâte d'emmener deux lecteurs voir un spectacle. « Ils verront ma préparation durant la journée et nous pourrons partager nos impressions sur le spectacle », précise-t-il, tout en disant aimer les contacts avec son lectorat. Ce soir-là, il n'en aura jamais été aussi près.

L'initiative de La Presse est inspirée par le grand journal londonien The Independent. En 2006 le quotidien avait récolté 329 812 livres sterling (656 259 $ CAN) en mettant aux enchères plus d'une trentaine de ses journalistes (43 lots).

Que peuvent donner les lecteurs de La Presse pour 10 lots de qualité ?

LES 10 LOTS

• Roulez avec Pierre Foglia
Vous aimez autant le vélo que les chroniques de Pierre Foglia ? Vous savez tout de ses opinions sur le sport, la littérature et vous connaissez les noms de tous ses chats. Voici l’occasion unique d’en parler avec lui, lors d’une sortie à vélo le printemps prochain. Pour une personne.

• La Presse du lendemain, avec Éric Trottier, directeur de l’Information
Venez luncher et passer l’après-midi aux côtés d’Éric Trottier, directeur de l’Information, et découvrez comment chaque nouvelle compose le journal du lendemain. Vous assisterez à la réunion de production qui réunit les responsables de tous les cahiers et aux débats sur le choix de la Une et des nouvelles les plus importantes. Pour une personne.

• Politique et bon vin au menu, avec Vincent Marissal.
Cuisinez le chroniqueur Vincent Marissal sur les coulisses du pouvoir, autour d’un agréable souper dans le Vieux-Montréal. Une occasion unique pour comprendre comment les journalistes politiques exercent leur métier et pour questionner les tendances, tant au provincial qu’au fédéral… ou dans le monde du vin. Pour une personne.

• Commentez un spectacle de premier plan avec Alain de Repentigny, journaliste aux arts.
Vos yeux s’écarquillent pour les arts de la scène? Vous êtes curieux de tous les genres et, surtout, curieux de voir comment les journalistes se préparent pour rendre compte des événements artistiques de l’heure? Suivez Alain De Repentigny dans une soirée mouvementée de la salle de rédaction à la salle de spectacle pour suivre comment notre critique partage ses impressions avec les lecteurs sur LE show du jour. Pour deux personnes.

• Journalisme et opinion, le chroniqueur se met à table, avec Patrick Lagacé
Interrogez le chroniqueur Patrick Lagacé sur ses reportages, ses prises de position et son blogue à la faveur d’un souper dans un restaurant du Vieux-Montréal, qui sera suivi d’une visite sur le plateau des Francs-Tireurs. Un moment privilégié pour lui demander tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les métiers de journaliste et de chroniquer sans jamais pouvoir le demander. Pour une personne

• Visionnez un film en avant-première de presse avec Nathalie Petrowski
Vous aimez vous plonger dans le 7e art, confortablement installé dans une salle obscure. Vous rêvez secrètement d’assister à une projection de presse avec les critiques cinéma. Accompagnez Nathalie Petrowski et partagez vos impressions avec elle en avant-première. Pour deux personnes.

• Critiquez une bonne table de Montréal avec Marie-Claude Lortie, critique gastronomique
Fin gourmet est l’expression qui vous définit le mieux? Vous dévorez les critiques de restaurants avant de décider quelle nouvelle table aller essayer? Allumez vos papilles en accompagnant Marie-Claude Lortie dans une de ses sorties anonyme pour tester les meilleures tables en ville. Pour deux personnes.

• Encouragez le Canadien le 18 décembre en compagnie de Réjean Tremblay
Vous vibrez pour le Canadien. Vous suivez toute l’actualité des sports au fil des coups de gueule de Réjean Tremblay. Faites un cadeau à l’amateur de sports en vous et passez la soirée du 18 décembre 2007 au Centre Bell pour suivre une rencontre du Canadien face aux Panthers de la Floride, en compagnie de Réjean Tremblay. Pour deux personnes.

• Justice et société avec Yves Boisvert
Vous ne manquez jamais la chronique d’Yves Boisvert, qu’il parle d’un procès, des coulisses du palais de justice, de faits de société ou de la vie en banlieue? Venez partager son point de vue à l’occasion d’un souper, dans le Vieux-Montréal… ou sur la Rive-Sud. Pour une personne.

• Une caricature dédicacée et un lunch avec Serge Chapleau, caricaturiste
Commenter la caricature fait partie de vos rituels quotidiens? Le regard humoristique de Serge Chapleau sur l’actualité vous fait toujours sourire et réagir? Serge Chapleau vous offre un tirage signé de votre caricature préférée ainsi qu’un lunch pour parler de politique, d’actualité… et pourquoi pas de Gérard D. Pour une personne.

Les dates de chacun des événements dépendent de la disponibilité des journalistes et de la disponibilité de l’événement, s’il y a lieu.

_________________________

Note du webmestre :
Lors de la mise à jour faite sur Cyberpresse à 17h00 le 29 novembre le lot roulez avec Pierre Foglia était celui ayant obtenu la plus haute enchère : 1500$


29 novembre 2007

Votre blogueur préféré à l’encan – LOT #5

Dans le cadre de la Guignolée des médias, La Presse a mis quelques journalistes à l’encan. Et un boss. Il y a une vente aux enchères en cours et tous les profits iront à la Grande Guignolée.

Tout cela est juste et bon, en ce sens que l’argent recueilli va aux plus démunis. Et que, bon, comme je suis à l’encan, ça me donne une bonne raison de ne pas aller recueillir de la monnaie aux feux rouges, le jour de la Guignolée.

Donc, à gagner, dans mon cas : un souper en tête-à-tête où je promets de vous faire un tour d’horizon de ce qui sépare chiites et sunnites depuis plus d’un millénaire, de vous expliquer l’appréciation relative du stock de Google et de supputer sur les chances de voir Virginie à l’antenne en 2025. Ah, oui, également : je vous traîne en tournage aux Francs tireurs (et après le souper, je déneige votre char).

Ben quoi ?

Il faut bien que j’ajoute une plus-value à mon lot (le 5, JE RÉPÈTE, LE NUMÉRO CINQ, votez ici) : je remarque que Réjean Tremblay promet de traîner l’heureux gagnant de son lot (j’oublie lequel) à un match du CH. Comment voulez-vous que je me batte contre ça ? On parle ici de manœuvres franchement déloyales. En plus, Réjean Tremblay a plein d’amis riches. Vous ne croyez pas qu’il ne va pas les mettre à contribution ?!

Se battre, oui. Ça fait quelques jours que je ne suis pas allé dans la salle de rédaction, mais mes taupes me disent que parmi les gens mis à l’encan, ça grenouille. Ça se positionne. On ne chuchote même que Marie-Claude Lortie a soudoyé un chef de pupitre pour que sa photo accompagne l’article de ce matin, question de se rappeler au bon souvenir du public (je ne peux pas dévoiler mes sources, Marie-Claude, sorry).

Bref, là où je veux en venir : cette vente aux enchères des journalistes est une riche idée pour la Guignolée mais porte en elle les graines d’une zizanie gigantesque dans la salle de rédaction. On va voir qui est populaire, apprécié, lu et qui l’est moins. C’est un minigala MétroStar qui vient de nous tomber sur la yeule.

Enfin, on me dit que ce blogue est lu. On va voir si c’est vrai : pouvez être certains qu’il y aura des auto-promos. Vous avez besoin de ne pas me laisser tomber. Si vous m’aimez, comme vous êtes des centaines à me l’écrire chaque jour, c’est le temps de le prouver.

Mais bon, on s’éloigne, je vous encourage à venir participer à l’encan, il s’agit d’une cause absolument formidable et irréprochable : l’ego de vos journalistes préférés, mais surtout le mien combattre la faim pour le temps des Fêtes.

JE RÉPÈTE : LE LOT #5

_________________________

Note du webmestre :
Lors de la mise à jour faite sur Cyberpresse à 17h00 le 29 novembre le lot #5 Patrick Lagacé avait obtenu une enchère de 550$ alors que le lot #7 Marie-Claude Lortie était rendu à 1000$. Réjean Tremblay ? 1000$


5 décembre 2007

Une grande occasion

Quand le boss a appelé pour me demander si je voulais mettre une soirée au restaurant en ma compagnie à l'encan pour la Guignolée des médias, j'ai dit oui sans hésiter.

Pas pour lui faire plaisir.

Pas parce que je rêve de passer une soirée en compagnie de lecteurs inconnus.

Pas parce que je voulais une leçon d'humilité en comparant la valeur d'une minute en ma compagnie avec celle d'une minute aux côtés de Réjean.

J'ai dit oui parce que c'est la Guignolée et qui peut dire non à la Guignolée. Mais aussi et presque surtout, parce que je me suis rappelé qu'une de mes idoles, Ruth Reichl, la rédactrice en chef du magazine Gourmet, qui fut jadis critique de restaurant au New York Times, faisait ça elle aussi pour aider des organismes à amasser de l'argent pour leurs oeuvres charitables. Tout pour faire comme Ruth.

Peut-être aurais-je dû cependant aller relire le passage de Garlic and Saphire, le troisième tome de ses mémoires, où elle relate une de ces soirées avec un couple de lecteurs au Windows of the World, le restaurant qui était au sommet d'une des tours du World Trade Center à New York.

Car selon son récit, la soirée fut un désastre !

Pas parce que les lecteurs n'étaient pas cool.

Pas parce que la nourriture n'était pas bonne.

La soirée s'est mal passée parce que, voulant absolument se justifier d'être la critique du Times, Reichl a fini par taper sur les nerfs de tout le monde en surjouant le rôle de la fille super-calée en gastronomie.

C'est son mari, qui est d'ailleurs parti avant la fin du repas, prétextant un mal de dents tellement il était exaspéré, qui lui a fait réaliser ça le lendemain.

Quelle bonne idée j'ai eu de relire ce passage: maintenant, je suis traumatisée.

Allez-vous me trouver fine ou super-énervante? Vais-je passer la soirée avec un bout de persil collé entre les incisives inférieures? Vais-je faire une folle de moi en mélangeant mes verres de vin comme il m'est arrivé récemment dans une dégustation super-sophistiquée ?

Vais-je échapper mon couteau par terre et tacher à jamais, avec une grosse goûte de sauce volante, la robe de la gagnante ?

Allez-vous me laisser goûter à votre plat ?

Va-t-on être d'accord ?

Vais-je vous dire des secrets que je ne devrais pas ?

Vais-je, comme on dit dans le métier, avoir un bon papier ?

Vous, la seule question que vous me posez depuis le début de cet encan, c'est "où ça sera ?"

Le problème, c'est que je ne peux pas le dire. C'est une soirée de travail après tout. Et j'arrive toujours au restaurant à l'improviste après avoir réservé sous un nom qui n'est pas le mien.

Tout ce que je peux vous confier, c'est que sera un restaurant des grandes occasions. Surtout si vous m'aidez à dépasser Réjean.

Note du webmestre :
Lors de la mise à jour faite sur Cyberpresse à 15h30 le 5 décembre le lot #5 Patrick Lagacé avait obtenu une enchère de 1500$ alors que le lot #7 Marie-Claude Lortie était rendu à 1800$. Réjean Tremblay ? 3500$. Pierre Foglia : 2200$


6 décembre 2007

LE LOT #5 ! LE LOT #5 !

La vente aux enchères des journalistes de La Presse est presque terminée. C’est pour une bonne cause, bien sûr, tous les profits vont à la Guignolée des médias. Donc, aux démunis.

Je peux vous dire que ça fait, hu-hum, jaser, entre « mis aux enchères ». Il s’agit d’une sorte de Bourse des journalistes, si on veut, n’est-ce pas ? Et comme à la Bourse, où des compagnies emploient des méthodes comptables douteuses pour doper leur titre, il y a quelques collègues, qu’on ne nommera pas, qui ont offert des plus-value déloyales, pour faire gonfler leur valeur. Cela est déplorable, je vous le dis…

Il y a des purs, en revanche, comme Yves Boisvert et moi, par exemple, qui n’offrent pas de tapis rouge, pas de randonnée en vélo, pas de bouffe dans un resto gastronomique, pas de soirée au Centre Bell, non Monsieur…

La lutte fut inégale, Yves, mais nous avons lutté dignement. Inutile d’en faire tout un boucan, c’est pour une cause noble, à la fin…


Le résultat final.


page mise en ligne par SVP

Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
vélo ski de fond plongeon
Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive