23 novembre 2007L'emplacement est mis en cause, pas le principe
Un groupe de citoyens a envoyé ses émissaires aux réunions des conseils municipaux tant de Saint-Charles-Borromée que de Notre-Dame-des-Prairies, lundi dernier. Leur but : contester l'emplacement d'une des deux passerelles comprises dans le projet devant établir un lien cyclable entre les deux municipalités.
André Lafrenière et Andréanne Beaulieu
Présenté début novembre par les maires André Hénault et Alain Larue, ce projet, dont il est question depuis bien longtemps, est évalué à 1,4 million $ incluant les bandes cyclables dans le rang Sainte-Julie. Il s'agit de doter la piste cyclable d'un trajet en boucle, une première passerelle devant être érigée au dessus de la rivière pour relier la région de l'avenue des Clercs, à Notre-Dame-des-Prairies, à la rue Sansregret, à l'arrière de la maison de retraités La Volière, à Saint-Charles-Borromée.
L'autre passerelle, celle justement qui cause problème aux yeux des citoyens, doit être construite dans la région de l'avenue des Jonquilles, à Notre-Dame-des-Prairies pour la relier au parc Maria-Goretti, du côté de Saint-Charles-Borromée. Le ministre David Whissel, responsable de Lanaudière, était alors venu de Québec annoncer une subvention de 675 000 $. Jusqu'ici, tout allait bien et l'échéancier de réalisation prévoyait les travaux dès cet hiver. Pourtant, depuis quelques jours, des propriétaires riverains font connaître leur mécontentement.
Saint-Charles-Borromée
Guidés notamment par le Dr Clément Payette, cinq ou six citoyens ont été reçus par le conseil de Saint-Charles-Borromée devant qui, poliment, ils ont exprimé leurs objections et entendu les explications. Pourquoi ne pas avoir choisi de faire aboutir la passerelle au parc Bosco plutôt qu'à Maria ? Bosco est un parc bien pourvu, avec centre récréatif doté de tous les services, la plage est belle, ce qui justifierait bien des haltes, etc. En optant pour Maria, on arrive du côté de Notre-Dame-des-Prairies dans un parc de jeux pour petits enfants. Laissés sans surveillance, qui sait si quelques téméraires ne seraient pas tentés de franchir la passerelle avec tous les risques que cela comporte de tomber à l'eau…
L'emplacement de Maria a été privilégié, de répondre la conseillère Louise Savignac, parce que du côté de Bosco les inondations printanières sont fréquentes et pourraient miner les assises de la passerelle. Sans compter, d'ajouter André Hénault, qu'il faudrait fermer la passerelle si elle était à Bosco, lors des grandes manifestations telles la Saint-Jean-Baptiste ou Mémoire et Racines. C'est une question de sécurité.
Bien sûr, Saint-Charles-Borromée étant en partenariat avec sa voisine prairiquoise dans ce projet, le maire Hénault s'est refusé à toute décision séance tenante. « Nous devons d'abord voir NDP, rediscuter entre nous du projet en tenant compte de vos arguments et on verra ce qui arrivera », a conclu le maire Hénault.
Pendant ce temps, à NDP
Des résidants de l’avenue des Jonquilles, à Notre-Dame-des-Prairies, sont eux aussi venus faire part de leur mécontentement, au sein de leur conseil municipal, quant à l’emplacement de cette même passerelle.
Marie-Josée St-Louis et Catherine Roberge ont dit venir déposer une pétition au nom de leur quartier. « La pétition est par rapport à l’emplacement de la passerelle. Nous avons des inquiétudes puisque qu’elle reliera directement un parc très familial de NDP à la plage Maria-Goretti, à Saint-Charles ».
Pour ces Prairiquoises, la passerelle représente un signe de « bienvenue » et une « terre d’accueil à la délinquance » aux délinquants qui déambulent au parc Maria-Goretti.
Tel qu’exposé du côté de Saint-Charles, des craintes quant à la sécurité des jeunes enfants, en raison de la facilité d’accès à la rivière, ont également été exprimées.
Les citoyens sont aussi dérangés par le fait que la passerelle arrive dans un quartier résidentiel. Le Conseil a été questionné quant à savoir si l’option que le lien interrives débouche dans la nature avait été envisagée.
« Pour l’instant, le projet suit son cours », a indiqué le maire suppléant, Pierre Lambert. Il a souligné que le Conseil prenait bonne note de la pétition et qu’il se pencherait sur les éléments mis de l’avant par les citoyens.
M. Lambert a ajouté que l’information concernant le projet des passerelles avait été diffusée dans le bulletin municipal de Notre-Dame-des-Prairies avant l’annonce officielle des dernières semaines.
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