Je roule souvent à vélo sur le boulevard Gouin, le long de la rivières-des-Prairies à Montréal.

Immanquablement, quand j'arrive au coin de la rue Fillion et que je constate que quelqu'un attend l'autobus, je ne peux m'empêcher de penser à Madame Michèle Monat, 67 ans, qui y a perdu la vie dans les circonstances racontées dans deux quotidiens de Montréal ce matin.

C'est survenu quelques minutes avant mon passage et Madame Monat vivait toujours lorsque j'ai pris ces photos, avant l'arrivée des ambulanciers et des policiers.

photo : Guy Maguire, info@veloptimum.net

photo : Guy Maguire, info@veloptimum.net
Vanessa Tomei, le 29 mai 2005
photos : Guy Maguire

27 octobre 2007

La cocaïne, cause possible d'un accident mortel

Christiane Desjardins

En allant visiter son ami de coeur en prison, vers 10h le matin du 29 mai 2005, Vanessa Tomei a fauché une dame de 67 ans qui est morte de ses blessures. La conductrice, âgée de 25 ans à ce moment, a avoué à un ambulancier avoir « passé la nuit à faire de la coke ».

Accusée de conduite dangereuse ayant causé la mort et de conduite avec facultés affaiblies ayant causé la mort, Mme Tomei a commencé à subir son procès devant la juge Hélène Morin hier au palais de justice de Montréal.

La victime dans cette malheureuse affaire est Michelle Mondat, une grand-mère de 67 ans, retraitée pleine d'entrain. Le matin en question, elle avait décidé d'aller voir le film La marche de l'empereur. Elle attendait l'autobus sur le boulevard Gouin, à l'angle de la rue Filion, quand la voiture de Mme Tomei est montée sur le trottoir et l'a fauchée. Le véhicule fautif a ensuite heurté le coin d'une maison, pour finir sa course en capotant. La victime a eu une jambe pratiquement sectionnée, au point où il a fallu l'amputer. Elle a également eu des membres fracturés, ainsi que le bassin. Même si elle a été transportée rapidement à l'hôpital du Sacré-Coeur, elle est morte six heures plus tard.

Hier, l'ambulancier Alain Paquin a raconté qu'il s'était pour sa part occupé de la conductrice. Celle-ci était sortie de sa voiture et fumait des cigarettes. Elle avait un peu de sang sur le coin d'une lèvre. L'ambulancier n'a pas noté d'autres blessures, mais il a dit avoir trouvé la femme nonchalante.

Il l'a amenée dans l'ambulance, a pris ses signes vitaux. Il lui a demandé si elle avait pris quelque chose et lui a fait valoir qu'elle était mieux de le dire, car des tests allaient le révéler. Elle aurait alors avoué avoir « pris de la coke toute la nuit ». L'ambulancier a relayé cette information aux policiers. Ceux-ci ont demandé à l'accusée de s'identifier, elle l'a fait en donnanf d'abord un faux nom. Hier, elle a d'ailleurs plaidé coupable à une accusation d'entrave à la justice. Le procès se poursuit le 13 novembre.

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27 octobre 2007

La nuit sur la coke

Pierre Richard

Après avoir fauché avec sa voiture une dame de 67 ans qui attendait l'autobus, une jeune femme de 27 ans aurait admis à un ambulancier avoir passé la nuit à consommer de la cocaïne.

Le dimanche 29 mai 2005, Michèle Mondat, 67 ans, attend son autobus, à dix heures du matin, au coin des rues Filion et Gouin dans le nord de la métropole. Auprès d'elle, un père de famille et ses enfants attendent aussi l'autobus, un peu à l'écart. Heureusement car une voiture monte sur le trottoir et heurte la dame.

La conductrice perd le contrôle de son véhicule, lequel se retrouve sur le toit, après avoir heurté une maison et escaladé un talus.

Conduite dangereuse
Pour cette affaire, Vanessa Tomei, 27 ans, est accusée de conduite dangereuse ayant causé la mort et de conduite avec les facultés affaiblies.

Car après l'accident, elle dira au paramédic Alain Paquin qu'elle a passé la nuit à consommer de la cocaïne. Et en ce dimanche matin, elle se rendait à Bordeaux voir son ami de ceeur.

Hier, devant le juge Hélène Morin, l'ambulancier Paquin disait qu'il lui avait semblé que Vanessa Tomei était craintive avec lui. Il a également noté qu'elle avait un pouls cardiaque de 150, ce qui est rapide et peut être un signe d'intoxication. Elle avait également les pupilles dilatées.

Après avoir fait ces constatations, l'ambulancier se serait fait dire par la jeune femme qu'elle avait consommé de la cocaïne toute la nuit.

Il allait chercher un policier et, disait-il hier, la jeune femme aurait répété ce qu'elle venait de lui dire. « De toute façon, ajoutait-il, tout est enregistré dans les ambulances. Il n'y a qu'à écouter la bande. »

Sauf qu'en disant cela, il prenait tout le monde par surprise. Il semble donc qu'avant de poursuivre le procès, les autorités devront récupérer ce fameux enregistrement.

Le procès reprend le 13 novembre.


14 mars 2008


Vanessa Tomei est décrite par la juge comme une personne irresponsable,
sans jugement et défiant la loi sans problème.
photo : Yvan Tremblay

Deux ans de prison

La mère d'un poupon de trois mois devra passer deux ans derrière les barreaux pour avoir causé la mort d'une dame de 67 ans alors qu'elle conduisait sous l'effet de la cocaïne.

Jessica Nadeau

Le matin du 29 mai 2005, après avoir passé une partie de la nuit à consommer de la coke, Vanessa Tomei, 25 ans, prend le volant pour aller rendre visite à son ami de coeur à la prison de Bordeaux.

Détentrice d'un permis probatoire, elle n'a pas le droit de conduire seule et se sent fatiguée. Mais cela ne l'empêche pas de prendre sa voiture et de filer à 90 km/h sur le boulevard Gouin afin de ne pas être en retard à son rendez-vous.

À l'intersection Filion et Gouin, dans l'arrondissement Cartierville, elle perd le contrôle et fauche Michèle Mondat, 67 ans, qui attendait l'autobus pour se rendre au musée.

En probation
La jeune femme, déjà en probation pour avoir tenu une maison de débauche et fraude de carte de crédit, donne un faux nom aux policiers qui l'arrêtent.

Mise en accusation, elle commence par nier, mais se ravise en décembre 2007 et plaide coupable à des accusations de conduite dangereuse ayant causé la mort.

Entre-temps, la jeune femme est tombée enceinte. Elle a testé positif pour la cocaïne alors qu'elle était enceinte et pour le cannabis après la naissance de l'enfant.

Manque de jugement
« Si je ne suis pas prête à dire que le fait d'être devenue enceinte alors qu'elle faisait face à des accusations d'une telle ampleur est une tentative délibérée de chantage envers la cour, ceci est encore un autre exemple de son manque total de jugement », a lancé la juge Hélène Morin, hier, au Palais de justice de Montréal.

Selon la juge, la jeune femme a eu plusieurs occasions de s'amender mais ne l'a pas fait. « Elle continue de dire, même si elle se sent en partie responsable et qu'elle a des remords, que pour elle, il s'agit d'un accident. [...] Ce n'est pas un accident et elle tient la responsabilité entière et totale de la mort de Mme Mondat. »

La juge Hélène Morin a donc refusé de donner une sentence dans la communauté, comme le demandait l'avocat de la défense. En apprenant qu'elle prenait le chemin de la prison, l'accusée n'a pas réagi.

Peine à vie
Mais la famille de la victime, qui redoutait la peine avec sursis, s'est dite heureuse de la sentence.

« C'est la preuve qu'il y a encore une justice même si, pour moi, la peine ne se limitera pas à deux ans, mais durera le reste de ma vie », a confié Magalie Cyr, la fille de la victime, à la sortie du tribunal.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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