23 octobre 2007

Vélos en ville : la petite reine en roue libre !

Si la grève des transports de jeudi dernier a fait du tort à bon nombre de Français, elle aura au moins permis de démontrer le bien fondé et la pertinence des vélos en libre-service dans les grandes villes. Devenue en quelques heures la star des banlieusards et autres commuters, la petite reine a définitivement acquis ses lettres de noblesse.

À Paris, par exemple, les vélos baptisés Vélib', ont été pris d'assaut dès potron-minet par les Parisiens et selon la Mairie, auraient enregistré à 9 heures 27 000 utilisations contre les… 14 000 habituelles !

Cela mérite bien que l'on s'attarde sur le phénomène !

L'initiateur en la matière est la ville de Lyon, qui a mis en circulation le Vélo'v. Dès le premier jour de son inauguration en mai 2005, les Lyonnais furent pris d'un enthousiasme fulgurant et sans précédent pour ce deux roues en libre-service.

L'objectif était de proposer aux habitants une alternative efficace à la voiture sur les déplacements de courte durée. Pari gagné puisqu'à la fin de la première année, près de 60 000 abonnés étaient enregistrés, séduits par ce moyen simple et rapide de circuler en ville.

La capitale des Gaulles a transmis le flambeau (et le virus) à d'autres villes. Appelé VéloCité à Besançon et à Angers, Cyclocity à Bruxelles, V'Hello à Aix-en-Provence, Vélib' à Paris ou encore Le Vélo à Marseille... le deux-roues gagne du terrain tous les mois. Logique, puisque son utilisation est d'une simplicité enfantine.

Pour retirer un vélo c'est, grosso-modo, identique dans toutes les villes : Il suffit de se rendre dans l'une des stations, de s'identifier à une borne, d'accéder au menu et de choisir le bicycle parmi ceux proposés à l'écran.

Un nouveau moyen de découvrir la ville
Vous avez ensuite 60 secondes pour prendre votre vélo. Une fois le trajet terminé, il suffit de déposer son vélo dans n'importe quelle station et l'affaire est bouclée en un clic. Et oui, aussi simple que cela !

Une simplicité enfantine qui séduit aussi les jeunes de 7 à 77 ans. Côté tarif, la première demi-heure est en générale gratuite, puis vous avez le choix entre un abonnement d'1 ou 7 jour, puis d'un an... à des prix défiant toute concurrence et surtout ceux du litre d'essence.

Car n'oublions pas : au-delà de l'aspect convivial, simple et pratique, louer un vélo est aussi un geste écologique. Utiliser ce moyen de locomotion vélo, c'est favoriser une circulation plus fluide, moins polluante, moins bruyante et, partant, plus agréable à vivre...

Pour les visiteurs venus d'autres régions ou les touristes de passage, pas de problème non plus ! Les informations sur les bornes de service sont disponibles en 8 langues (français, anglais, espagnol, allemand, italien, arabe, chinois et japonais).

Quelques bémols néanmoins : ce système de location n'a pas vocation à satisfaire tous les déplacements. Il se destine plutôt aux trajets courts ou à tous ceux lassés du train-train quotidien, qui veulent fouler de nouvelles pistes.

À noter aussi que dans certaines villes au relief accidenté ou aux pistes cyclables quasi-inexistantes, l'utilisation d'un vélo peut présenter quelques inconvénients.

Vous l'aurez compris : faire du vélo, c'est bon pour la santé et pour l'envireonnement. Et puis c'est bien connu qu'à vélo on dépasse les autos… et les préjugés !


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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