19 octobre 2007


De nombreux Parisiens ont enfourché un vélo, hier,
pour se cause de la grève dans les transports en commun.
photo : Mal Langsdon, Reuters

Au boulot, en vélo ou à pied

La paralysie quasi totale des services de transport en commun, résultat du premier conflit social majeur de l'ère sarkozyienne, a forcé hier les résidants de la métropole française à faire preuve d'imagination pour se rendre au travail.

Johann, un ressortissant autrichien qui vit à Paris depuis 10 ans, a adopté pour l'occasion la trottinette de son garçon. « Je vais au travail. J'en ai pour une demi-heure », a soupiré l'homme de 49 ans en tentant de se frayer un chemin place de la Bastille, submergée d'automobiles, de vélos et de motocyclettes.

Visiblement indisposé par son véhicule de fortune, ce père de famille ne cachait pas son irritation envers les grévistes, qui cherchent à convaincre le gouvernement de ne pas revoir les régimes de retraite spéciaux en vigueur, notamment, dans le secteur du transport.

« En général, je trouve que les gens en France ne travaillent pas assez. Et que les employés de la RATP et de la SNCF (sociétés de transports parisienne et nationale) se font une vie bien tranquille », a-t-il indiqué.

Philippe avait ressorti pour sa part une bicyclette qui semblait tirée d'un film d'époque. « Elle a une cinquantaine d'années », a indiqué l'homme de 53 ans, guère plus inspiré par l'initiative des syndicats.

« Mon antisarkozysme primaire m'amène même à soutenir les grèves... Mais les régimes de retraite spéciaux, je n'y suis pas trop favorable », a-t-il déclaré en demandant de taire son nom de famille.

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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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