25 octobre 2007

Dopage - Kashechkin et l'exemple Bosman

L'affaire Andreï Kashechkin va-t-elle autant bouleverser le monde du cyclisme que l'affaire Bosman, au début des années 90, qui avait ensuite rendu possible la libre circulation des joueurs en Europe ? C'est en tout cas l'avis de Maître Luc Misson, l'avocat du coureur kazakh, contrôlé positif à une transfusion sanguine le 1er août dernier. Selon lui, « le cas Kashechkin pourrait être équivalent à l'arrêt Bosman », sous-entendu pour les règles antidopage.

Pour étayer ses arguments, celui qui avait co-défendu le joueur belge à l'époque évoque l'article 8 de la Convention des droits de l'homme selon lequel il ne peut y avoir d'ingérence dans la vie privée que par des autorités publiques. Or selon Maître Misson, le contrôle sanguin diligenté par l'UCI auquel s'était soustrait Kashechkin tard dans la soirée alors qu'il était en vacances en famille en Turquie, entre justement dans la catégorie des cas d'ingérence à la vie privée car effectué par des autorités sportives et non publiques. Il a surtout eu lieu en dehors du cadre de toute compétition.

Le procès de l'ancien coureur de l'équipe Astana débutera le 6 novembre devant le tribunal des référés de Liège. En cas de défaite, la défense se réserve le droit d'aller jusque « devant la cour des droits de l'homme, ce qui donnerait un arrêt à valeur sinon mondiale, du moins européenne. »


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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