21 octobre 2007
Paris va se transformer durant 48 heures en laboratoire mondial de réflexion concernant la lutte contre le dopage lors d'une conférence internationale qui va réunir lundi et mardi dans la capitale de nombreux experts internationaux, mais aussi Dick Pound, le président de l'Agence mondiale antidopage (AMA), et Pat McQuaid, le président de l'Union cycliste internationale (UCI).
Intitulée "Rencontre internationale contre le dopage dans le cyclisme", cette conférence mise sur pied par la ministre de la Santé et des Sports Roselyne Bachelot tentera de déboucher sur des mesures concrètes qui ne concerneraient pas que le cyclisme mais bien l'ensemble du sport international.
"Nous voulons faire de ce sommet une sorte d'expérience pilote pour la lutte contre le dopage qui sera utile à tout le monde sportif", expliquait vendredi Mme Bachelot à l'Associated Press. "Nous avons d'ailleurs invité des représentants d'autres fédérations internationales de sport".
Quatre tables rondes permettront de déterminer les manques et d'affiner les besoins. La première dressera "l'état des lieux", la deuxième fera le point sur "les méthodes de détection indirecte de l'usage de produits dopants". La troisième conduira à une réflexion sur les "autres mesures opérationnelles" et la dernière sera consacrée à la "mise en place de mesures expérimentales en 2008".
Anne Gripper, la directrice antidopage de l'UCI, qui sera présente à cette conférence se tenant au siège du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), devrait revenir sur la création d'un "passeport biologique" délivré après la collecte d'échantillons urinaire et sanguin de chaque coureur, que l'UCI a évoqué et souhaite mettre en place en 2008.
"Ces deux jours d'échanges et de tables rondes permettront de définir de nouvelles pistes concrètes pour renforcer la lutte contre le dopage dans le cyclisme. Les mesures issues de cette rencontre pourront être expérimentés pour la saison 2008, puis étendues aux autres disciplines par les institutions compétentes en la matière", explique le document annonçant cette conférence internationale.
Des coureurs, des médecins, des organisateurs d'épreuves et des directeurs sportifs livreront leurs analyses sur le dopage dans le cyclisme, qui a une nouvelle fois défrayé la chronique lors du dernier Tour de France. Alexandre Vinokourov, accusé d'avoir utilisé une transfusion homologue avait quitté l'épreuve en cours de route, comme son équipe Astana. Cofidis en avait fait de même après l'annonce du contrôle positif à la testostérone de son coureur italien Cristian Moreni. A quatre jours de l'arrivée sur les Champs-Elysées, le maillot jaune danois Michael Rasmussen avait plié bagages à la demande de son équipe Rabobank qui le suspectait de dopage en raison de défaut de localisation du coureur lors de contrôles inopinés.
Roselyne Bachelot estime aussi que cette conférence pourrait conduire à la réconciliation entre l'UCI et ASO, la direction du Tour de France, en guerre ouverte lors de la dernière Grande Boucle.
"Je ne dis pas que j'y réussirai, mais j'ai senti chez ces différents partenaires une démarche positive et je crois que chacun a compris à ce moment du débat que chacun a à gagner au dialogue. Je sens les protagonistes dans des dispositions intéressantes. Ce pourrait être la paix des braves pour le cyclisme", a espéré la ministre de la Santé et des Sports.
page mise en ligne par SVP

vélo
ski de fond
plongeon
Consultez
notre ENCYCLOPÉDIE sportive