16 novembre 2006Tour de France

Ce n'est que partie remise - Charles Dionne
« Ce n’est que partie remise pour mon rêve du Tour de France. Avant, il faut que je me rebâtisse. »

Si Charles Dionne jouait dans la Ligue nationale de hockey, on dirait que son «séjour» sur la liste des blessés l’oblige à «descendre» dans la Ligue américaine. Fraîchement sorti d’une importante chirurgie, le cycliste a convenu avec son équipe espagnole Saunier Duval-Prodir que sa réhabilitation — physique et morale — passerait mieux avec avec la formation américaine Colavita, en 2007. « Ça me permettra de reposer les briques une par une. Je veux retrouver la forme et renouer avec la victoire, mais je ne sens pas une pression (de la part de Colavita) de faire sauter la baraque. Je sens que ces gens comprennent ma situation », a dit le cycliste professionnel de 27 ans, hier, disant s’être entendu avec Colavita pour un contrat d’un an.
De retour sur roues
Camé ras é teintes, Dionne a é talé la preuve du jeu de bistouri auquel il a dû se soumettre, le 26 octobre, en Espagne. La cicatrice ne ment pas. Elle ré vè le d’el-
le-mê me toute la souf france qu’il a pu endurer et qui a saboté ce qui devait lui servir d’entré e dans la haute gomme du
cyclisme inter national, en 2006.
En débloquant l’artère iliaque à sa jambe gauche, le chirurgien vasculaire a réglé un problème qui ne devrait pas empêcher Dionne de se rasseoir sur son vélo dans un mois. Début février, déjà , le camp d’entraînement de sa nouvelle équipe l’attend à Napa Valley.
Si le physique reviendra assurément, c’est au moral qu’il faudra laisser du temps. « Je ne considère pas ce qui m’arrive comme un pas en arrière. La blessure qui m’ennuyait était grave, ce n’était pas juste une clavicule fracturée. Mais je ne veux pas avoir monté trois ou quatre marches pour en descendre 10. J’ai dans la tête de retrouver mon niveau et, pour y arriver, je veux gagner des courses. »
Bons souvenirs
De la noirceur dans laquelle il a é té plongé en 2006, Charles Dionne garde toutefois en mémoire les souvenirs d’avoir participé à trois des prestigieuses «classiques du nord», dont la Paris-Roubaix, en avril.
« J’ai quand même donné 180 km dans cette course, même si la jambe gauche voulait m’exploser à la ligne de dé part», rappelle-t-il.
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