Novembre 2006

Ça doit être le shampoing

Mathieu Toulouse

Je me suis rendu au Brésil afin de participer au Championnat Panaméricain de vélo de montagne, le 15 octobre. C’était une course très importante pour moi, surtout à cause des petits problèmes de santé dont j’ai souffert cette année. J’ai choppé un vilain virus alors que j’étais en Europe ce printemps et j’ai mis beaucoup de temps à m’en débarrasser. J’ai donc été au repos forcé durant plusieurs semaines, ce qui m’a fait prendre un retard considérable dans ma préparation pour les grandes épreuves de la saison. Celle-ci s’est donc avérée très décevante dans son ensemble.

Un peu pour me racheter, j’ai donc pris la décision de me rendre au Brésil pour essayer d’enfin montrer ce dont je suis capable. Grâce au support de la FQSC, j’ai pu me concentrer sur ma préparation, avec mon entraîneur Éric Van Den Eynde. Il a bravé les affres de la météo automnale pour affûter mon niveau de forme en me faisant rouler dans le sillage de sa moto.

J’ai désormais pris l’habitude de voyager sans amener de shampoing. J’ai trop souvent ouvert ma valise pour découvrir que tous mes vêtements avaient été souillés par un contenant s’étant ouvert durant le transport. Je m’en suis donc acheté une bouteille en arrivant au Brésil. Mon choix s’est arrêté sur le l’Oréal « Long and Strong ». Quel nom ! Je n’ai su résister. Car qui n’a pas le goût d’être long and strong, dans ses activités sportives ou autres projets ? Je me suis dit que si ces deux épithètes pouvaient s’appliquer à ma personne, je ne pouvais faire autre chose qu’une bonne course !

Cette réflexion farfelue s’est avérée prophétique. La course se déroulait sur un parcours particulièrement difficile, dans des conditions de chaleur et d’humidité accablantes. En plus, le niveau de compétition était particulièrement relevé cette année. Les Américains étaient présents avec leurs cinq meilleurs coureurs, dont Jeremiah Bishop qui avait terminé 8e au Championnat du monde à Rotorua. Le Colombien Hector Leonardo Paez Leon, 6e à Rotorua, était aussi du nombre des inscrits. J’ai fait une excellente course. J’ai été plutôt conservateur au départ, tout en essayant de rester en contact avec le peloton de tête. Le Colombien était vraiment trop fort et il est vite disparu. Mais je me suis maintenu dans un groupe de coureurs qui se disputaient les places 2 à 6, en essayant de ne pas trop « aller dans le rouge » à cause de la température. J’ai donné tout ce qui me restait durant le dernier tour et j’ai réussi à laisser mes rivaux derrière. J’ai croisé le fil d’arrivée en 2e position, ce qui est certes ma meilleure performance internationale cette année.

Je tiens à remercier tous ceux qui m’ont aidé à remporter cette médaille d’argent, dont la FQSC et mon entraîneur Éric Van Den Eynde. Sans eux, je ne serais jamais arrivé à réaliser cette belle performance.


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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