15 novembre 2006
Le laboratoire national de dépistage du dopage de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) a commis une erreur d'étiquetage lors du contrôle du cycliste américain Floyd Landis, positif à la testostérone, a expliqué son directeur, mercredi, confirmant des informations du quotidien le Monde.
L'échantillon B du vainqueur du Tour de France 2006, qui a confirmé la présence de testostérone révélée par le A, a "malencontreusement été répertorié avec un mauvais numéro sur le procès-verbal de la contre-analyse", écrit le journal.
"Le numéro d'identification de Floyd Landis était le 995 474 alors que sur le PV a été inscrit 994 474", poursuit le Monde. Cela "ne signifie pas que l'échantillon B n'était pas celui de l'Américain. Mais elle est utilisée par ses avocats qui doivent présenter de nouveaux éléments de défense", vendredi.
Interrogé par l'AFP, le Pr. Jacques de Ceaurriz, directeur du LNDD, a confirmé l'erreur d'étiquetage, la jugeant "mineure".
"C'est une erreur dans un report de numéro, une erreur dactylographique qui ne remet pas en cause la valeur de l'analyse ni la propriété de l'échantillon. Ce sont des coquilles qui arrivent. Elles sont rectifiées et répertoriées", a poursuivi le Pr de Ceaurriz, précisant que "l'institution", soit l'agence mondiale antidopage (AMA), était au courant.
"Que les défenseurs s'en servent, ce n'est pas étonnant", a poursuivi le directeur du LNDD ajoutant qu'à son avis, l'erreur n'était pas "propre à invalider le résultat de l'analyse."
Le LNDD a été victime d'un piratage informatique, révélé mardi, et qui fait actuellement l'objet d'une enquête. Les premiers éléments accréditent la thèse d'une piste anglo-saxonne, alors que les défenseurs de Floyd Landis, convaincu de dopage lors de son Tour de France victorieux, mènent une virulente campagne contre le laboratoire.
Les avocats de Landis doivent présenter de nouveaux éléments pour la défense du cycliste, vendredi à Tucson (Arizona).
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