29 octobre 2006

En altitude dans son salon

Les bienfaits de l'entraînement en altitude sont bien connus des athlètes de pointe. La raréfaction de l'oxygène stimule la production de globules rouges et, par conséquent, la capacité du sang de fournir les muscles en oxygène.

Or les coûts associés à des voyages en altitude peuvent être prohibitifs. Des scientifiques ont cependant réussi à créer artificiellement les conditions d'oxygène en altitude. Qui n'a pas entendu parler de la tente hypoxique de Geneviève Jeanson ?

Le Peak Centre de haute performance de Montréal offre sa propre version de la raréfaction artificielle de l'oxygène : le système Go2Altitude.

Confortablement assis dans une chaise de salon, le client respire dans un masque relié à un compresseur. La machine peut simuler l'atmosphère jusqu'à 6500 mètres d'altitude, où l'oxygène n'occupe que 8 % de l'air, comparativement à 20,5 au niveau de la mer. D'une longueur de 50 à 90 minutes, les séances se déroulent selon des intervalles de cinq minutes.

Diminution des fréquences cardiaques au repos, hausse de l'énergie, amélioration du transport de l'oxygène dans le sang et des performances, les bienfaits d'un tel système d'entraînement sont multiples, selon Pierre Hutsebaut, directeur des programmes du Peak Centre. « Un groupe qui se prépare à l'ascension du Kilimandjaro pour une ceuvre de charité utilise notre système depuis quelques semaines », explique-t-il.

Le système est parfaitement légal pour les athlètes de haut niveau soumis au Code mondial antidopage. Le comité exécutif de l'Agence mondiale antidopage (AMA) a en effet statué en faveur des tentes hypoxiques et autres systèmes connexes le mois dernier. L'AMA compte néanmoins surveiller ces méthodes de près et précise qu'elles doivent être utilisées de manière appropriée et sous supervision médicale.


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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