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suite à l’annulation du GP de Ste-Justine-de-Newton

« Je suis le responsable de l’organisation du GP de Ste-Justine-de-Newton. Permettez-moi de ne pas détailler ici les raisons qui nous obligent à annuler l’événement avant qu’une discussion sérieuse et franche n’ait eu lieu avec la partie concernée. Et cette discussion devra aussi se faire avec les autres organisateurs d’événements (passés et actuels) qui, je le sais, ont eux aussi des points à faire valoir.
Si vous trouvez qu’il y a eu de l’improvisation dans les derniers temps, sachez que j’ai la même impression. Comprenez bien que nous n’éprouvons aucune satisfaction à annuler un événement de cette envergure à 24 heures d’avis.
Mais travailler pendant des dizaines d’heures pour organiser un tel événement et mobiliser une équipe de près de 40 bénévoles pour une journée qui n’apportera rien sur le plan financier, sinon un déficit, aucune organisation sensée ne l’accepterait. C’est peut-être la première fois que ça arrive dans le milieu, mais j’ai décidé de tracer la ligne. Les règles actuelles ne peuvent défavoriser que l’organisateur, qu’il soit un club ou une autre forme d’organisation. Si ça allait si bien et si c’était facile, il y aurait plus de belles courses au calendrier soyez-en sûrs et elles seraient pérennes.
Si ce n’est déjà fait, la FQSC fera paraître un communiqué sibyllin pour annoncer que la course n’aura pas lieu.
Je tiens à vous présenter nos excuses pour la déception et les désagréments causés. »

Gilles Besner, 17 juin


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COMMENTAIRES

« Pour avoir été sur l'organisation du GP cycliste de Gatineau, je seconde: c'est très difficile d'organiser quelque chose. Entre la mobilisation de bénévoles, la recherche de commandites (imaginez: pas facile de trouver des commanditaires quand on peut uniquement leur offrir de la visibilité pour une journée) et la paperasse à remplir pour tenir un événement, il y a 10 000 barrières à franchir avant d'organiser une course.
À mon humble avis, la Fédé pourrait être beaucoup plus active pour soutenir les organisateurs. Pour l'instant, on se fie à 100% sur la bonne volonté des clubs, et l'assistance se limite aux applications pour des bourses gouvernementales. Sans compter que les organisateurs n'ont pas droit de vote ni ne font l'objet de beaucoup d'initiatives. Je lance l'idée dans l'univers mais il y a beaucoup de choses que la fédé pourrait faire pour aider les organisateurs. Avoir un responsable aux événements dont la job serait d'aider au financement et à la recherche de bénévoles, aller chercher un commanditaire qui sponsoriserait une série de courses, etc. Considérant qu'il faut des courses pour faire vivre le volet course, ça rentre pas mal à 100% dans la mission de la FQSC. »

Isabelle Mayrand

« En effet une remise en question est nécessaire et les organisateurs ne sont pas responsables d’annulations dues au fait qu’ils doivent au moins défrayer leurs coûts et idéalement y tirer un profit pour en faire profiter la relève. Malheureusement je constate le peu d’appui de notre fédération. Nous les coureurs auront à nous mobiliser prochainement si nous désirons venir en aide aux organisateurs afin que nous ayons un minimum de courses comme auparavant. En fait quand j’y pense on paye pour une licence à fort prix qui ne rapporte pas les effets escomptés »
Lewis Deses

« Lewis Deses, excellent commentaire, ça résume bien ma pensée. La course sur route n’est plus ce qu’elle était pour diverses raisons et je crains pour les prochaines années, surtout si certains facteurs demeurent, comme le coût de l’essence. De plus, en continuant à critiquer les différentes organisations, je crois pas que ça ne va nous aider à avoir des courses, notre passion ou notre petit bonheur de 2-3 heures… il faut se rappeler qu’avant de critiquer un bénévole, assure toi de pouvoir le remplacer jusqu’au bout! Bref, si on n'accepte pas certains changements ou décisions eh bien la roue ne tournera plus dans le bon sens pour tous, coureurs et organisations, que je salue au passage. »
Nicolas Paquin

« Idée de fou juste comme ça.
Combien ça coûte au total organiser une course?
Combien ça coûterait pour en faire une série pour garantir un minimum de 10 courses provinciales ?
Un coup qu’on comprend ça, les équipes pourraient se rallier avec leurs contacts pour aller chercher un ou des commanditaires majeurs pour la série et la prioriser sur les jeunes et la relève sans négliger les Maitres.
Genre, un gros title sponsor… McDo, Jean Coutu, Banque TD… whatever
Le cash existe, le cash est là, mais généralement distribué aux gros événements, genre Triathlon et même Grand Fondo.
Perso je pense que c’est le marketing des courses sur route qui est déficient. À comparer avec Triathlon Quebec, la FQSC ne semble pas avoir de plan de marketing pour attirer les Big Corpo.
Ça prendrait juste 2-3 grosses corpos pour supporter une série.
Pas une affaire avec des courses au Labrador où personne va aller. Une série qui couvre n’importe où entre Québec et Montréal en débordant au sud ou au nord qui va attirer un maximum de compétiteurs.
Anyway… on jase »

Alain Cadorette

« Alain Cadorette, j’aime ton idée mais ça va prendre de l’appui de la fédération ou faire comme Charlevoix et y inclure un Gran fondo. Ça c,est payant pour une organisation »
Lewis Deses

« Lewis Deses, prends le 1/4 du cash qui va au Grand Défi Pierre Lavoie et tu as une méchante belle série.
C’est pour les jeunes aussi le Grand Défi, mais c’est aussi pour l’activité et la santé. Une portion des profits devrait revenir à la FQSC pour les courses.
Quand un collègue de travail me demande si j’ai fait la course du Grand Défi j’ai juste le goût de crier « C’est pas une course cali$$e ! »
Mais le marketing du Grand Défi est meilleur que notre marketing inexistant de la FQSC.
Combien il met Péladeau dans cette événement pour allez rouler dans la draft à vitesse contrôlée et faire des selfies?

On pourrait demander au Grand Défi Pierre Lavoie de commanditer une série de 10 courses pour les jeunes et toutes les autres catégories et rajouter une catégorie pour les habitués du Grand Défi… comme ça ils / elles pourraient vraiment dire qu’ils/elles font une course et prendre des selfies sur 10 weekends?
Combien ça coûte d’après toi une pub à TVA pour le Triathlon de Mont Saint-Mathieu avec Pierre Lavoie?
Et nous avec la FQSC, on est même pas capable de faire survivre les Mardis de Lachine. WTF????? »

Alain Cadorette

« La popularité du vélo ne fait qu’augmenter, mais la quantité et qualité des événements ne fait que descendre. Et là je ne mets pas le blâme sur les organisateurs loin de là; ils n’ont aucun support et la fédé est 0 pour le marketing. (Alain apporte de bons points)
Il n’y a plus d’équipe pro au Québec, beaucoup moins de commanditaires d’envergure, des grosses classiques comme MTL-QC, courses à étapes, etc… l’intérêt n’y est pas. Suis-je le seul à trouver qu’il faudrait appuyer sur le bouton d’urgence? Sérieusement là. Si la fédé ne fait pas une refonte majeure, et un calendrier motivant, ciao bye le peloton, ça va aller rouler entre chums, dans les Gravelles (eux y’ont compris la nouvelle tendance), en montagne, etc… ça serait bien dommage pour ceux qui trippent road racing et qui commencent là-dedans. »

Mathieu Borduas

« Si on peut prendre la course à pied comme exemple, les gros événements incluent un plus grande nombre de participants que des courses de vélo en partie parce qu’ils mélangent des coureurs élites avec des récréatifs, et ils ont le budget marketing pour le faire. Je pense que le format gravel, dans sa forme états-uniens, ressemble le plus au format course à pied qui est pratiqué partout dans le monde avec beaucoup de succès, et au minimum qui semble pas mal plus vigoureux que les courses de vélo sur route. Peut-être c’est le temps pour les courses de vélo de se débarrasser de son élitisme, mais en même temps de formuler des courses qui arrivent à plaire aux récréatifs et à motiver et soutenir les élites. Juste parler pour parler, mais un mass start avec finish des élites qui se terminent 3 heures plus tôt que le cut-off des derniers participants, ça se fait tu, côté logistique?
Si je ne me trompes pas, il me semble que Victo velo fest, Charlevoix et l’Enfer des patriotes sont des test cases de ce formule avec leurs fondos. J’espère que c’est un formule qui a du succès. Mais au fond, je pense que la barrière de commencer et de continuer a faire des courses en vélo de route est beaucoup trop haute pour que le peleton amateur ppuisse continuer à exister dans sa forme courante. Et sans le fond financier de la grande masse des cyclistes récréatifs, j’ai pense que les weekend warriors de route n’auront plus d’options. »

Fred Poumon

« Merci pour le post Gilles. Il est certain que vous n’avez pas pris cette décision de gaieté de cœur.
Nous (organisateurs, FQSC, associations telles l’ACVQ, influenceurs / représentants des coureurs allons devoir nous mobiliser et revoir le modèle de fond en comble. Notre sport n’a jamais été aussi populaire, le gouvernement est conscient de l’impact économique, social et santé du sport en général... aucune raison de ne pas développer un nouveau modèle durable.
Laisser tout le poids a chaque organisateur individuellement, combiné au fait qu’il ne reste plus beaucoup de clubs ainsi qu’à toutes les règles imposées ne permet plus la mise en place d’un calendrier adéquat.
L’ACVQ lève la main pour la formation d’un comité de travail pour reconstruire l’année 2023 dès maintenant. »

Daniel Blanche

« Daniel Blanche, je ne suis plus présent au CA mais je suis certain que l'ACVQ aurait été disposée à aider financièrement à combler un certain déficit pour cette course. Elle l'a fait il y a quelques années au début de la Classique Jules Béland et sans cette aide nous n'aurions pas survécu. Il est évident qu'en excluant les Maïtres, une organisation se prive d'une grosse portion de revenus et du soutien de l'ACVQ. Un autre point à regarder dans votre étude seraient les revenus provenant des licences d'un jour qui vont à la FQSC. Pour une course sur route c'est environ 25$ qui vont à la FQSC pour 40$ à l'organisateur; c'est peut-être disproportionné en comparant ce qui est offert en retour pour ces montants?. »
André Lamarche

« Comme participant en cyclisme, course à pied et triathlon j'ai observé ceci:
Cyclisme sur route: faible coût d'inscription; quelques centaines de participants très majoritairement compétitifs
Triathlon: fort coût d'inscription; centaines de participants (plus qu'en cyclisme) avec mélange de compétitifs et participatifs
Course à pied: coût d'inscription moyen (entre cyclisme et triathlon), des tonnes de participants avec mélange de compétitifs et participatifs
Il serait intéressant de comprendre ce qui explique ces différences afin d'aider la participation et la rentabilité des événements de cyclisme compétitifs. Est-ce que la division entre les événements cyclistes compétitifs et les Fondos fait en sorte de fragiliser les événements de cyclisme compétitifs vu le bassin de participants plus restreint?
Bref, espérons que nous saurons trouver des solutions collectivement pour assurer la pérennité de notre sport. »

David Dupuis

« David Dupuis, c’est facile à expliquer! Le cyclisme sur route est plus difficile et moins accessible que les autres… si t’arrives pas à suivre a une course sur route, t’as deux options, tu continues seul ou t’arrêtes (comme bien des gars font quand ils savent qu’ils ne pourront pas revenir sur le break) sans parler du côté intimidant de participer avec des gars expérimentés! Les triathlons, c’est plus une compétition contre toi même (faire un temps) même si tu ne suis pas les autres c'est pas grave, tu fais TA course! Et c’est la même chose pour les épreuves de courses à pied, mais encore plus accessible car c’est un seul sport et ça prend moins d’équipement! Maintenant qu’est-ce qui explique que les fondo sont plus populaires? C’est que un peu comme les autres tu fais ta course et comme le nombre de participants est plus élevé, ça crée plusieurs petits pelotons qui sont de niveau similaire! Enfin, ce sont mes observations!! »
Jonathan Boisvert

« Le sénateur Barbeau en pense quoi ? »
Jean-Pierre Provost


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