par Michel Lebel
Au lever, comme d'habitude, je regarde la météo : beau soleil en après-midi pour nos 120 km. Donc je vais porter mes bagages en conséquence, sauf qu'en allant déjeuner c'est la flotte.
En regardant le détail on annonce 2 heures de pluie le matin. J'ai le temps de me changer mais pas au complet et on part.
Voici notre route du jour.
Puis la totale, une 4e crevaison. Que je répare sous la pluie avec le concours de Louis et Christine, des amis avec qui j'ai fait le MAC en 2017. On repart ensemble et à un moment donné ils annoncent un virage à gauche, que je n'ai pas. Les GPS ce sont des machines tatillonnes mais là c'est clair. On écoute la machine (à la pluie) et on se sépare. J'apprendrai plus tard qu'il y'a eu 2 parcours, un avant une certaine date et un autre après. Puis, un peu plus tard, je croise un autre cyclo perdu sous la pluie alors que moi tout va très bien. Je le dépanne... mais tout ça prend du temps, donc je décide de skipper le lunch du midi et de continuer ma route seul.
La météo change effectivement à midi pour du beau soleil. Je file à 30-35 km/h sur un piste cyclable.
C'est asphalté comme une vraie route au Québec, avec les ornières en moins. Même chose pour les ponts, tous ont leur piste cyclable. Autre pays, autres mœurs.
Au km 100 je décide d'aller visiter un dépanneur allemand, avec station de stérilisation intégrée.
Tous du pareil au même, rien de frais, comme au Mexique, les avertissemnets pour la santé en moins. Mais comme j'en suis à 100 km j'ai droit à une Redbull allemande. Comme le dit mon ami Matt, de Boston, il n'est plus suivable après, il a des ailes.
À l'entrée de Brunswick, je suis deux jeunes, un qui roule en trottinnette électrrique en tenant le vélo de son ami. Ça va bien plus vite ! Ah ces jeunes écervelés, ça devait être des Francais, que je me suis dit, mais quand j'ai vu une moto nous dépasser à 200 km/h, j'ai pensé que c'étaient des Allemands. Moi qui pensait que c'étaient des gens respectueux des règles, bien différent des Suisses...
Puis le parcours GPS nous amène à la gare et son train à vapeur.
Après la séance de nettoyage obligatoire du vélo et des roulements, on va souper. Cette fois Jacky a tout prévu, un buffet. Sauf que l'hôtelier a décidé de ne pas remplir les bacs vides. C'est connu que c'est pas payant faire la cuisine pour des cyclistes !
Nous visiterons le centre-ville demain parce que que l'étape ne sera que de 80 km.
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