Jour 2 -Bajuta

par Michel Lebel

Christian, notre chef, nous annonce que demain, pour notre première vraie sortie, ce sera presque la totale. 2200 mètres de dénivelé sur 107 km !

C'est à peu près les 100 km que j'ai fait avec Diane Conte de toutes les montagnes du nord de la Gaspésie, en fin de saison 2021.

Voyez le denivelé. Ca n'a pas de sens, mais bon, faudra faire avec. J'ai l'impressioin que l'organisateur s'en rend compte en même temps que nous.

D’abord une photo d’un nid de poule salvadorien, cça va nous consoler de ceux du Québec qui s’en viennent à grands pas.


photo : Michel Lebel

On commence donc avec les 3 petites côtes qu'on voit sur l'illustration ci-haut. En fait celles-ci sont des bonnes montées sur le bord de la mer mais le dénivelé disparaît à cause du col de droite qui s'apparente au col du Mont Ventoux en hauteur mais moins pentu, c'est un col de 25 km .Belle vue sur le bord de la mer.

Puis 25 km de plat jusqu'à la monstruosité. J'arrive avec 3 autres (nous sommes 10) à l'endroit prévu du dîner et j'attends au moins 1h30 avant que le groupe arrive. Deux des autres sont partis et je commets l'erreur d'avoir attendu. Pourtant je sais qu'un col de cette envergure ça prend 2h30 à monter.

La fatigue aidant et de nombreux arrêts pour me sustenter font que je traîne et c'est finalement à la noirceur que j'atteint le sommet mais comme il reste 5 km avec de la descente, Je crains d'y renconter un nid de poule salvadorien. Christian me donne donc un lift pour finir, après qu'il soit aller chercher à peu près toute la troupe.

Nous sommes donc 4 à avoir monté le col, certains ont eu des crampes et ont dû s'arrêter. Moi ça a été, mais j'ai bu tout le long du Coke, que je trouvais ça et là. Ce n'est pas une chose à faire, avec si peu d'entraînement.

Heureusement on couche en haut et il fait froid, pas -20°C mais mettons 15°C en soirée, donc on est allé souper avec un petit lainage.

Heureusement demain ce sera 65 km. Je vais tenter de récupérer comme tout le monde. On a dans notre groupe une grimpeuse de 42 ans, qui l'a fait de bout en bout et a fini avec l'éclairage de la voiture, une vraie Diane Conte.

J'ai donc regretté d'être resté 1h30 à attendre, ils faisaient un peu trop de tourisme, alors qu'un col de haute catégorie s'en venait. Au moins le restaurant était climatisé...


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