par Michel Lebel
Petite journée tranquille qui commence mal. Le changement de fonds de carte pour le Mexique sur le Garmin n'a pas focntionné, je dois le refaire, faisant attendre 15 minutes la camionnette qui doit distribuer l'eau et qui transporte les bagages. Des choses qui arrivent.
De plus je n'ai plus de crème solaire et je vais aller en chercher en ville. Je tombe sur une manifestation pour l'activité physique et comme je suis en vélo, imaginez-vous qu'on m'attache presqu'à celle-ci.
Je fais un petit bout avec eux puis je demande à un gars où il y'a une pharmacie. Le gars m'amène donc là-bas et on prend des photos. Je serai un exemple pour les gens d'âge mur !
En raison de cet imprévu, je suis une heure en retard sur le groupe. Y'en arrive des affaires, c'est comme ça les voyages !
Je pars sur les chapeaux de roues, bien déterminé à rejoindre les derniers. Encore un contrôle ! Nous ne nous sommes jamais fait contrôler ailleurs, peux pas avoir personne dans mon bagage !
De très belles autoroutes au Mexique. Pas d'italiens construisant au Mexique, donc ça dure longtemps.
Vous me direz qu'ils n'ont pas d'hiver mais un fonctionnaire canadien m'avait aussi dit que les dépressions météorologiques s’arrêtent à la frontière des USA, où on y retrouve une asphalte immaculée. Et en plus, ils ont une bonne idée, ils ont décidé de mettre les vibreurs sur la ligne blanche peinte à la droite de la route.
En Ontario ils les ont mis à droite de la ligne blanche, laissant à peu près aucun espace pour les cyclistes, ce qui en a fait la route le plus dangereuse au Canada. Je suis toujours surpris que Vélo-Québec maintienne sa traversée du Canada dans ces conditions. Un jour y'aura une tragédie.
Rendu dans le prochain village, au km 25 de 100, le chauffeur de la camionnette me dit que les derniers sont partis il y'a 10 minutes et c'est donc au km 65 que je rejoins l'arrière du groupe. J'arrive donc à temps pour le dîner (le déjeuner pour les Francais). Je vais donc me débarbouiller dans la magnifique salle de bain du restaurant.
J' y revois les éléments des toilettes nicarguéennes avec le bac d'eau et la soupière pour la douche, l'eau étant chauffée par le soleil.
Je termine relax l'étape avec le groupe, encore une étape de plat relatif, apparemment la totale nous attend avant de remonter de 1500 mètres pour Oaxaca. Mais je suis redevenu un cycliste, on fera avec.
J'espère que vous en avez profité pour faire une dernière sortie de ski avec la belle neige reçue.
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