Salvador-Guatemala-Mexique 2022 - Jour 9 - San Marcos

par Michel Lebel

Je sais, je sais, tout le monde parle du prix de l'essence, donc voici la solution pour ceux qui n'en peuvent plus.


photo : Michel Lebel

Et voici le prix à la pompe.


photo transmise par Michel Lebel

Donc, pour cette petite journée, on monte encore. Le départ est compliqué car j'ai soudain un contretemps intestinal. Je pars alors seul.

Le truc alors est de faire quelques mouvements dans une direction et de voir ce que le GPS dit. À un moment donné, on trouve la voie, surtout dans les villes. En passant, comme c'est souvent le cas, le GPS est absolument essentiel, avec une batterie de rechange. J'ai déjà eu des problèmes dans le passé, pas cette année, à date. Aussi j'aime bien partir dans les derniers pour finalement rejoindre un par un les membres de notre groupe.

Sur le plan intestinal, ça se passe assez bien. À mon avis il faut éviter les breuvages faits sur place et les items pouvant avoir été en contact avec de l'eau, dont on sait pas la provenance. Il reste que notre corps n'est pas habitué. Aucun malade sérieux dans notre groupe, à date. Lors du MAC, en 2017, j'avais pris du DUKORAL apparemment merveilleux, mais ça ne m'avait pas empêché de vivre 2 jours de souffrance, à un moment donné.

Au km 40, nous arrivons à San Pedro. Mercredi, jour de marché. Bondé.


photo : Michel Lebel

Des policiers ceinturent les entrées de la ville. Je m'y promène, mais on se sent étranger, c'est un marché local et il y a même un animateur muni d'une bible qui harrangue la foule.


photo : Michel Lebel

Comme je ne suis pas gêné, je vais l'interviewer. Ce n'est pas un témoin de Jéhovah mais bien un prêtre catholique qui implore les citoyens de suivre le chemin de Dieu, en cette veille de semaine sainte. Ici, en Amérique Centrale, c'est une semaine de congé, un gros événement et les gens sont très religieux.

Comme mon GPS fonctionne bien, je repars donc seul après cette visite, en suivant scrupuleusement le trajet indiqué. En entrant dans San Marcos, un interminable parcours, dont Christian a le secret, me fait monter et descendre un peu partout.

Hier c'était un raidillon à monter à pied et aujourd'hui ça n'en finit plus. Mais là j'arrive au point où mon GPS indique PARCOURS TERMIN., Je suis devant des travailleurs de rue qui me disent qu'il n'y a pas d'hôtel ici. J'indique le nom de l'hôtel, personne ne connaît. Je commence à paniquer, mais quelqu'un me dit qu'ils ont vu des cyclistes s'arrêter et continuer par là. J'y vais et j'arrive encore au milieu de nulle part. Je rejoins Christian au téléphone, qui me replace sur le bon chemin.

Tous les cyclistes du groupe ont eu le même problème, un bug de Google Map! Voyez ci-bas j'étais au point PTAR PENAMPA (endroit où Google Map nous amenait) et l'hôtel Posada ROSABALVINA était juste 50 mêtres au dessus, de l'autre côté, mais accessible par une autre route. Google Maps n'est donc pas parfait !


illustration transmise par Michel Lebel

Cet hôtel très bien, notre meilleur petit dej à l'américaine (copieux, comme disent les Francais) avec un jardin. Sachez, pour votre gouverne, que la majorité des fleurs que vous offrez à votre tendre moitié viennent du Guatemala, un grand exportateur.


photo : Michel Lebel

N'hésitez pas à commenter, (mlebel@novinsoft.com), j'aime savoir que vous me lisez


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