par Michel Lebel
La veille, en revenant de me promener en soirée, je croise Caroline, notre chef, dans le lobby en train de bosser (terme francais, même si c'est un mot anglais). Que se passe t-il ? Eh bien voici, ça vous donnera une idée de ce que c'est être le chef d'une expédition.
Le plan initial était que nous nous rendions à Los Cabos par la route 1, mais ça demandait une permission de rouler sur une autoroute, permisison que n'est jamais arrivée. Nous sommes au Mexique et parfois ce sont les 12 travaux d'Astérix.
Donc changement de plan, elle doit re-router 2 jours de parcours et elle a 24 heures pour ce faire. D'abord via Google Maps et le petit bonhomme, identifier une nouvelle route : la 19. Puis la relever (juste 175 km, une affaire de rien, aller-retour ça fait 350 km).
Mais pour les 18 km au départ de LaPaz (pour les 85 km de ce jour) nous avons une route achalandée à 2 voies sans accotement. La solution : un convoi sur la voie de droite avec 2 groupes de vitesse. Simple, mais fallait y penser.
Puis l'hébergement pour 25 personnes, trouvé avec booking.com, le seul endroit qui restait à Todos Santos, et encore, il a fallu déplacer des gens dans l’hôtel.
Puis l'utilisation de Ride With GPS pour remettre à temps le parcours à tout le monde en utilisant les cue sheets. Et d'y inscrire les POI (point of interest). Faut être ferré en RideWithGPS pour faire ça ! Et comme plusieurs ont imprimé leurs cue sheets à la maison avant le départ, pas de problème, Caroline avait prévu apporter une imprimante avec fil et tout ce qu'il faut. Je lui lève mon chapeau!!!
Donc équipé de mes aéro-barres, je suis prêt.
Le seul hic est que je ne peux pas installer mon GPS. Il restera dans ma poche. On commence en convoi, un groupe des vites et un groupe des lents. Plein de feux de circulation et de stops. C'est la première fois que je roule vraiment en groupe serré, où se révèlent les traits culturels.
Par exemple, comme on a juste des cyclistes du nord de l'Europe, tous suivent les règles à la lettre. Imaginez ce que ça aurait été si nous avions eu des italiennes dans le groupe !
Puis on croise une difficulté imprévue au milieu de la piste cyclable, alors qu'on a avec nous des Hollandais et des Danois, Tout un dépaysement pour eux !
Après nos 18 km, le convoi s'étiole et on poursuit avec un accotement parfait. C'est temps d'essayer les barres. En roulant derrière Rick, un gars de Sault Sainte-Marie fort sympathique, je m'exerce et à un moment donné j'atteins les 35 km/h, au lieu de 28 km/h. J'arrive un des premiers au lunch.
J'ai ensuite parlé d'utilisation des aéro-barres avec Jon, un autre hollandais, et Peter, un américain, qui m'ont donné des trucs. Je vais continuer à pratiquer sur cet accotement impeccable.
J'arrive à Los Santos top shape, mais les noms des rues ne sont pas affichés aux intersections. Je sors le Garmin de ma poche, et horreur, en raison du mouvement cette patente à gosses (traduction pour les Français : une galère) a changé la langue est c'est rendu en norvégien ! Je sors donc mon cell et demande le nom de l’hôtel (nota: TDA écrit toujours le nom de l’hôtel sur les cue sheet).
La seule chose douteuse chez TDA ce sont les hébergements et celui-ci ne fait pas exception. Après avoir dressé ma tente, je vais me promener en ville. Plein de restaurants de burgers pour les américains et de pizza pour les italiens, mais à la mexicaine.
Pour le souper on a eu droit à un dessert préparé toujours de main de maître par Colleen, un tiffin, typique d'Écosse.

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