Jour 9 : Guerrero Negro

par Michel Lebel

Une dame est venue chercher notre linge ce matin pour en faire la lessive, donc une affaire de réglée.

On va visiter une usine de sel. Si vous vous êtes déjà demandé d’où provient le sel de déglaçage de nos routes eh bien il y'a de bonnes chances que ça vienne d'ici. Le Canada est un de leurs gros clients. Et peut-être même le sel qu'on met sur nos concombres. C'est ici la plus grande entreprise de récolte de sel au monde. Il y'en a un peu partout, dans les marais salés en France, aux Îles de la Madeleine au Québec et ailleurs au Mexique et en Amérique Centrale mais celle-ci est gigantesque. Elle est détenue en partenariat par le gouvernement mexicain et Mitsubishi. Je me suis bien demandé qu'est ce que Mitsubishi pouvait bien faire là-dedans, la réponse : les $$$. Pourquoi ici, bien c'est apparemment la qualité de la salinité (notez que les baleines l'ont vu bien avant les humains - voir chronique d'hier), et il ne pleut jamais.

Ça a commencé en 1978, ils récoltent 8 millions de tonnes par an. Voici comment ça fonctionne. C'est pas compliqué, un chauffeur de camion s'est aimablement arrêté pour nous expliquer. Des pompes récoltent de l'eau de mer vers un endroit peu profond et de là l’évaporation naturelle et le vent font le travail. Ce bassin passe de 1.5 mètre d'eau à 20 cm. Il ne reste qu'à récolter, comme on le fait pour la neige. Pas une blague. Des camions gigantesques tirant chacun 3 wagons se relaient pour recevoir le sel qu'un souffleuse ramasse, comme la neige, mais en plus chaud.


photo : Michel Lebel

Quand c'est plein un autre camion arrive et continue le processus. Sauf qu'ici il y'a 2 gars qui se coordonnent, un qui conduit et qui surveille le chargement.


photo : Michel Lebel

Quelqu'un du groupe a demandé par quel système internet ils communiquent et la réponse a été par des signes manuels et des coups de klaxons, car des fois internet marche pas! Et ne vous inquiétez pas pour la pénurie de main d’œuvre, des emplois très bien payés, sécurité sociale, régime de retraite. 1300 emplois, toute l'économie de la ville en dépend.

Une fois rempli le camion s'en va décharger son contenu. Ça fait un gros tas.


photo : Michel Lebel

Puis des convoyeurs mettent ça dans des barges. Et les barges s'en vont vers une île où des bateaux d'immense taille transportent le tout.


photo : Michel Lebel

Bien fallu prendre une photo de groupe.


photo transmise par Michel Lebel

J'ai même rapporté un petit morceau en souvenir.


photo transmise par Michel Lebel

Et à la toute fin on a voulu nous vendre une construction bien spéciale...


photo : Michel Lebel

Personne l'a pris, faute de place. Je vais me contenter de mon échantillon.

Donc fort intéressante cette visite, suivi d'un souper en ville. Demain une petite distance.


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