
par Maghalie Rochette
Phew!
Nous venons de terminer la Kerstperiode. 7 courses en 14 jours. Beaucoup de boue, des milliers de kilomètres de conduite, beaucoup de lessive, beaucoup trop de lavages de vélos et quelques plaquettes de frein en moins... et le résultat de tout ça... deux adultes exténués et une Mia un peu confuse.
Pour être honnête, la Kesrtpersiode ne s'est pas déroulée tout à fait comme je l'avais espéré. J'avais ciblé cette période comme une période où je voulais être au top de ma forme pour bien performer. Malheureusement, comme vous le savez probablement si vous suivez cette info-lettre, je me suis foulé la cheville la semaine précédant le début de cette période de course, ce qui a un peu mis mes projets en péril. Cela étant dit, j'ai quand même pu participer à la plupart des courses, donc ça c'est positif.
Dans les deux premières courses du bloc, j'étais simplement heureuse de pouvoir courir, mais graduellement, ma cheville s'est améliorée et je cherchais désormais à performer... hélas je n'ai jamais réussi à performer comme je l’aurais voulu. En fait, après certaines courses où j’ai particulièrement mal performé, je pense avoir atteint le fond du baril… et « j’en ai pleuré une shot ». Surtout des larmes de frustration... et quelques larmes de désespoir aussi. S'apitoyer sur son sort quand on essaie de performer, ce n’est pas la solution mais quand on s’investit corps et âme dans quelque chose et que tu ne cesses d’échouer, c’est très difficile. Ça t’oblige à te regarder dans le miroir et à faire face à tous tes défauts et tes craintes avec pure honnêteté et ouverture... et ça, ça fait mal. Mais pour moi, c'est la seule façon de cheminer et aller de l’avant, et je suis très reconnaissante que David soit là pour m'aider à traverser ces moments. Après tout, c'est un privilège de tenir suffisamment à quelque chose que ça te pousse à faire ce genre d'introspection difficile.
Après deux jours désastreux à Dendermonde et Bredene, j'ai vécu un de ces moments. Je savais que j'essayais vraiment fort et que j’offrais mon meilleur effort, mais je n'allais nulle part. En fait, dans ces deux courses là, j'ai chuté en début de course, ce qui m'a tellement éloigné que peu importe mes efforts par la suite, un bon résultat n'était pas possible. La nuance ici c’est que ces accidents ne m’arrivaient pas… et n’étaient pas causés par autrui. J'étais la seule responsable à avoir causé ces chutes... ce qui signifie que j'étais aussi la seule à pouvoir les empêcher de se produire.
Donc pour les courses suivantes à Baal et Hulst, je suis revenue à l'essentiel. EXÉCUTION. C'était mon seul objectif. Poids dans mes pieds, lever les yeux, courir vite, accélérer rapidement en sortie de virage, suivre les roues, créer du momentum, etc... Des actions simples et tangibles. Je n'ai pas besoin de me concentrer à pousser fort. De un, c'est trop abstrait pour que le cerveau le comprenne. Et deuxièmement, c'est une course de vélo… c’est bien sûr, que je vais pousser fort!
De revenir à l'essentiel ça m’a aidé. Je n'ai commis ni d’erreurs ni de chutes stupides. J'étais présente... J'ai eu de solides batailles et de bonnes courses. Je n'avais pas les résultats que je recherchais, mais au moins c'étaient des performances honnêtes. Et maintenant je sais sur quoi je dois travailler pour m'améliorer dans les prochaines courses.
Maintenant, je vais prendre quelques jours de congé pour me reposer et me remettre de ce gros bloc de courses, mais par la suite, j’entreprends le dernier bloc d'entraînement pour me préparer aux dernières courses de la saison à la fin du mois. Ce fut un long voyage et nous avons déjà dû nous retrousser les manches à plusieurs reprises. À ce stade, nos manches sont retroussées jusqu'aux épaules, mais je pense que nous pouvons réussir un dernier petit tour de plus pour terminer cette saison en force. Comme ma collègue Rebecca Fahringer l'a dit quand j'ai partagé cette analogie avec elle... on va peut être finir par enlever nos maillots s’il le faut!!!
C'est drôle... Même si ça n'a pas été le bloc de course le plus réussi, et même s'il y a eu beaucoup de moments déchirants, quand je m’arrête pour y penser, je garde le sourire et un sentiment de reconnaissance. Le cyclocross est fou et ce n'est certainement pas toujours amusant... mais d'une certaine manière, j'adore vraiment cette poursuite de tenter d'être les meilleurs qu'on peut possiblement être.
Bonne année à vous tous!
Le truc du mécano
Avec toute cette boue, comment diable garder ces skinsuits propres? Je reçois souvent cette question, alors voici comment on s'y prend.
Le secret, c’est d’enlever la première couche de boue immédiatement après la course avec un nettoyeur à pression. Les souliers, les bas, les gants et tout autre accessoire boueux reçoivent le même traitement… (sinon la prochaine étape sera gâchée).
Étape suivante : lorsque vous rentrez à la maison quelques heures plus tard, démarrez une charge de lessive avec la combinaison mouillée et les autres trucs qui ont été pré-lavés à pression.
Ça devrait bien aller. L'étape la plus cruciale est vraiment le nettoyeur haute pression. Ça vous évitera aussi de boucher le drain de votre douche ou de votre lavabo.
De temps en temps, j'ai dû laisser mon skinsuit tremper dans de l'eau savonneuse pendant une nuit avant de le mettre à la lessive. Vous pouvez essayer ceci dans des cas extrêmes.
Bonne chance!
Une idée à partager
À part les courses et la lessive, nous avons également pris le temps de visionner un film ou deux pendant les fêtes cette année. Celui qui m'a le plus touché était un film d'animation de Disney appelé Soul.
Si vous ne l'avez pas encore vu et que vous cherchez un bon film à regarder, je vous le suggère fortement. Non pas que je sois critique de cinéma… mais c'est juste un bon film. C'est mignon, divertissant, bien fait et avec de belles leçons de vies.
Un des éléments qui m'a le plus touché c’est que ça nous rappelle d'apprécier les petites choses de la vie... nous ne savons pas combien de temps nous avons, alors autant profiter pleinement des petites choses (et des grandes).
Et si notre passion n'était pas nécessairement notre objectif de vie?
Une grande partie de l'histoire consiste à trouver sa passion qui pourrait devenir l'objectif de vie du personnage. Cependant, dans une tournure d’événements, les personnages nous portent à nous demander si notre passion est vraiment notre but. Ou si, en fait, il est possible de trouver son objectif de vie sans que ce soit lié à une passion particulière.
Quoi qu'il en soit - je n'en dirai pas plus, mais cela m'a beaucoup fait réfléchir et j'ai trouvé que c'était un super film.
Bonne écoute :)
Prochaine course : 24 janvier, Coupe du monde d'Overijse en Belgique
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