photo :wouddemasurefotovideo, affichée sur facebook par Émilie Fortin

Des nouvelles de dimanche dernier

« Je suis de ceux qui pensent que quand on veut on peut. Pour réussir dans les Flandres, cependant, il faut un peu plus que de la volonté et de la hargne pour rester sur ses deux roues. Il faut de l’expérience et quand on a grandi dans des petits pelotons, cette expérience, il faut se la donner! Il faut donc vouloir... longtemps.

D’un point de vue objectif, ma course de dimanche dernier ne s’est pas mal passée. Je suis allée sur la ligne avec le couteau entre les dents, j’ai foncé plus que jamais et quand je me suis relevée, j’ai tout laissé sur la route. Je ne me suis pas fait trop mal, mon vélo est en bon état, il est même possible de dire que j’ai été chanceuse dans ma malchance.

D’un point de vue subjectif, toutefois, c’est certain que je suis déçue! L’ambition est l’ambition et finir ma première course dans les Flandres contre toute attente aurait été une fierté pour moi. Je ne laisse toutefois pas cette déception prendre toute la place, puisqu’il y a également beaucoup de positif à tirer de cette expérience.

J’ai dormi dans un hôtel super cool, financé par le gouvernement et spécialement conçu pour recevoir des équipes sportives, j’ai reçu plein de support de la part de mes coéquipières et, pour la première fois depuis que je fais du vélo, j’ai eu l’impression que je pratiquais un sport important pour plus que ceux qui le pratiquent.

Je laisse donc cette petite expérience faire sa place et je poursuis ma préparation pour la prochaine édition d’Émilie en Belgique, dans l’espoir que, cette fois, je verrai les pavés aussi dans la course?!!

À suivre... d’ici-là je fonce la tête baissée »

Émilie Fortin, sur facebook, 23 mars


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