Personne peut se mettre en banqueroute à rêver de vélo !

« Jadis, naguère, autrefois, il y a longtemps, dans des temps immémoriaux, j'avions un "10 vitesses" dont la lenteur était inversement proportionnelle à son poids, avec des "poignées cobra" et des leviers de vitesses à une drôle de place, un dérailleur qui n'avait nul besoin d'entretien parce que finalement, y'avait seulement deux ou trois vitesses qui marchaient sans faire débarquer la chaîne... et que je me suis fait voler! Et oui, ils volaient les vélos dans ce temps-là aussi.

Les années passèrent, j'gagnions un meilleur salaire, j'roulions dans un char, et un autre, et un autre, et encore un autre. Et là vint le bogue de l'an 2000, le krach boursier, le 11 septembre (celui de 2001) et économiquement parlant ça a commencé à aller mal, pour moi en tout cas.

Puis vint 2006 ou mon beau petit char m'a laisser tomber. Puis je me suis abonné à la carte Opus qui me coûtait $130 et quelques dollars par mois, seulement parce que traversais un pont pour aller à Laval.

Mais, et c'est là que l'histoire devient intéressante, à l'automne 2012 je fais un petit calcul: si je voyage à vélo matin et soir, pendant les mois ou y'a pas de neige, ça me donne en gros du début avril jusqu'à l'Halloween. Sept mois ou je dépenserais pas $130 et quelques dollars, soit $910 beaux dollars. J'accours donc chez Dumoulin pour m'acheter un beau bicycle Linus, vert olive, avec dérailleur interne 3 vitesses, parfait pour moi. Évidemment un bike neuf n'est jamais parfait et je lui ai apporté un $300 d'améliorations. Pas besoin s'ajouter que le bike s'est payé de lui-même la première année. Un bike fiable, confortable, lourd, pas vite, mais qui faisait mon affaire pareil. J'ai même pu mettre assez de $ de côté pour m'acheter une voiture de seconde main.

Puis vint 2018, une collègue qui fait des triathlon me dépasse à toute vapeur sur Gouin. J'ai appuyé pour la rattraper, seulement pour la voir disparaître à nouveau au loin à chaque fois que je réussissais à la capter des yeux. Ça m'a donné un petit coup de fouet ouais... et je commence alors à regarder des bikes un peu plus performants mettons? C'est là que je pogne mon beau Marin, que j'adore. Tout fitte parfaitement avec moi, le bonheur sur 2 roues, presque pas de modifs à part les pneus et un riser pour le guidon. Mais là, en 2020, v'là t'y pas que durant mes vacances j'ai comme "pognée d'quoi"... comme un genre de fourmillement dans les jambes, le goût de rouler plus vite, genre. Alors je suis passé aux clips, que j'ai très hâte d'essayer le printemps prochain.

La morale de cette histoire: qui sait où ça va s'arrêter? En tout cas une chose est sûre, personne peut se mettre en banqueroute à rêver de vélo. Bon automne à tous et toutes ! »

Jean-François Chicoine


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