La santé publique et le pouvoir

« Le texte d'un citoyen bien ordinaire:

Au Québec, le parlement, le gouvernement et les tribunaux se partagent le pouvoir pour ne pas qu’un seul règne en roi et maître sur la population. Ça s’appelle la séparation des pouvoirs. Mais 2020 a révélé le véritable premier et ultime pouvoir, la santé publique.

Pour moi, cette direction n’est pas un complot. C’est un organisme scientifique valide, capable de jugement, mais aussi dépourvu de toute sensibilité.

Les Québécois sont dociles, les derniers mois nous l’ont prouvé plus que jamais. Dès Mars, une vaste majorité de gens ont fait d’énormes sacrifices personnels et professionnels pour le bien commun pendant des semaines avant de retrouver un soupçon de liberté.

Les efforts continuent, la grogne du peuple docile ne s’est jamais vraiment manifestée avant l’imposition du masque, pourtant un moindre mal si on compare à tout ce que l’on avait dû enduré.

Plusieurs citoyens, spécialistes ou non, extrêmes ou modérés, s’entendent pour dire que les conséquences de cette pandémie en terme de santé mentale sont maintenant probablement aussi importantes que celles en santé physique. Mais au-delà des suicides, dépressions et autres maux majeurs, il est assez facile de voir que l’indice de bien être lui-même est à son plus bas.

Personnellement, je suis insulté de me faire dire par mon premier ministre que les Québécois se relâchent, comme si on en faisait pas assez. On en fait de plus en plus, à chaque mois. On met de côté nos passions, nos rêves, nos projets, on continue de se laver les mains, de mettre un masque, sans trop savoir si tout cela en vaut le coup. Mais on fait l’effort.

La santé publique est au pouvoir. C’est un organisme scientifique qui connaît l’être humain de corps, mais pas d’esprit.

Le gens qui travaillent à la santé publique sont très éduqués et proviennent généralement de la classe moyenne ou de milieux aisés. Ils n’ont pas ou peu idée du mal qui ronge une partie de la population, une partie grandissante, d’opinion modérée, de plus en plus malheureuse de se faire dire par celles et ceux au pouvoir que la population n’en fait jamais assez.

Ces scientifiques sont bien payés, n’ont pas perdu leur emploi durant la pandémie, ne vivent pas dans de petits appartements, etc. Pourtant ce sont eux qui imposent les contraintes à tous ceux qui vivent vraiment cette crise sociale.

Les scientifiques connaissent la science, les virus, les épidémies et ça, une bonne majorité de la population le comprends et le respecte. Mais la santé publique n’est pas un parent, un bon patron, un ami, bref quelqu’un qui veille sur d’autres qui en ont besoin.

C’est dommage que l’on ne souligne pas davantage ce manque de compassion, cet éternelle attitude de blâme envers le peuple québécois de plus en plus masqué, en cage et, disons-le, après tout, muselé.

La santé publique se croit tout permis: Elle annule des événements sportifs et culturels à tout moment, avec des conditions qui changent à chaque semaine. Combien de scientifiques ont déjà organisé des événements? Combien d’entre eux ont des projets, des passions qui les gardent vivants en dehors du travail et de la famille? Savent-ils que ce cela représente pour les organisateurs et les participants?

La santé publique demande à la police de donner des contraventions à ceux qui ne respectent pas ses consignes qui changent à chaque semaine. C’est du jamais vu, même le ministère de la justice mettrait des années à réaliser un tel changement! Les gens ont peur, n’ont pas tous des fortunes pour payer des contraventions et ont besoin de voir des gens. C’est la nature humaine!

Des gens ont dû dire adieu à leurs proches mourant à distance le printemps dernier, sous prétexte qu’il fallait faire des efforts durant le confinement. Combien de personnes à la santé publique ont perdu des proches durant cette période? Qui trouve vraiment que cette mesure avait le moindre sens?

Quand on critique, on se fait souvent demander ce que l’on propose de mieux. C’est assez simple: Que la santé publique cesse d’imposer ce qui n’est pas humain. Que la santé publique arrête de dire qu’elle comprend et qu’elle est avec nous. Les mots ne sont rien face aux actions. De mon côté, j’exercerai mon droit de vote le temps venu, puisque nos élus ont laissé cela se produire, mais je trouve que cette gouvernance de la santé publique, bien que nécessaire, va beaucoup trop loin.

C’est dommage que les seuls qui manifestent le font contre un prétendu complot. Ces manifestants sont plus extrémistes que l’ennemi imaginaire qu’ils croient combattre.

Mais qu’en est-il du gros bon sens de la santé publique? À quand des manifestations pour la compassion, pour plus de sensibilité de la part de ceux qui nous gouvernent et croient nous comprendre?

À quand un minimum de bien-être commun? »

David Maltais, un citoyen bien ordinaire

COMMENTAIRE

« Je pense qu'on en met gros sur le dos de la santé publique. Je pense qu'ils ont établi les règles en partant, mais que depuis quelques mois tout ça s'est perdu dans un dédale de procédures.

Chaque organisme interprète les règles, et ça donne ce que ça donne. En Sports et Loisirs, ce n'est plus le fun pantoute. On nage dans le néant avec des phrases vides de sens écrites il y a deux mois et qui n'ont pas été mises à jour depuis.

Martin Leclerc disait la semaine dernière que la DSP n'aurait pas approuvé (ou même lu) les plans de relance sportives.

On tente ensuite de se référer au site du gouvernement, de la DSP, de l'INSPQ, de la CNESST, des associations, des fédérations sportives pour se démêler. Il y a plein de document, mais jamais ce dont on a besoin

Comme Marc Bergevin dit si bien, il faudrait faire un 'RESET'... pas tout effacer, mais plutôt repartir de la base et se mettre un peu dans la peau du vrai monde. Présentement, le "vrai" monde n'y croit plus, parce que malgré un été plein de tou'risques', il n'y a pas eu d'éclosion.... encore !

La plupart des mesures sont adéquates... mais là, avec le changement de saison, on doit jongler avec les gens qui n'y croient plus à cause d'un été sans soucis, et ceux qui ont une peur incroyable de la 2e vague... on tente de faire appliquer des règles souvent 'trop strictes' à du monde qui n'y croit plus... c'est ça qui est lourd : le manque de cohérence entre toutes les structures sportives, scolaires et professionnelles... »

Marc-Olivier Bouchard. kinésiologue


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