La première année d'un périple de 6 ans - Jour 3 : Talavera - Trujillo, 140 km

Michel Lebel

Étape exigeante en Espagne. 1500 m de dénivelé. Enfin je vais pouvoir me faire comprendre en espagnol, car le portuguais c'est un peu différent. Rue bordée d'arbres géants en partance de Talavera.


photo : Michel Lebel

À Merida on nous fait faire un tour de ville avec GPS pour visiter le site archéologique d'un bain du temps de Jules César.

Pour ces tours les GPS sont indispensables. Avant de partir, on a extirpé les cue-sheets (indications de virage) et chaque jour ça faisait environ 3 pages. Je transporte un chargeur de GPS car les GPS ont la fâcheuse habitude de ne pas durer plus de 7 heures. Eh bien, le dit chargeur n'a pas fonctionné et j'avais le choix : soit suivre un groupe qui en avait un, soit interpréter les indications des 3 pages. C'est clair mais comme ça n'indique pas le nom de la ville c'est difficile de trouver où on est. Après cette mésaventure je me suis entendu avec Jean-Pierre pour partager son chargeur et qu'on fasse la recharge à l'heure du midi. Les cartes et le road-book qu'on nous a fournis nous sont très peu utiles, en ce qui nous concerne. On se fie au GPS et on passe la journée à suivre la trace.


photo : Michel Lebel

La trace, c'est le mot du jour. Imaginez entrer dans un petit village comme ci-haut et tenter de trouver ton chemin avec tous les virages qu'il y a. Le truc c'est d'avancer dans une direction et attendre que le GPS indique HORS-PARCOURS, ce qui élimine une sortie. Certains villages d'Espagne sont de véritables labyrinthes, comme en font foi certains albums d'Astérix (le Tour de Gaule, je crois, corrigez-moi s'il y a lieu).

Ici une nouvelle idée espagnole, quand il y a un risque d'accident, les espagnols mettent des pancartes pour avertir les gens. C'est très bien les gens ralentissent et font attention.


photo : Michel Lebel

Mais pour illustrer le titre de participant au PIGS (les quatre pays de l’Union européenne qui ont des économies faibles : le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne) ils se sont fait dire, comme on fait au Canada, mettez plutôt des radars fixes, c'est bien plus payant et ça fonctionne tout autant. Et de fil en aiguille, tous les pays bien gérés en ont mis, mais comme c'est le $$$ qui mène, ils ont un peu éludé le critère du risque d'accident pour maximiser celui du revenu. Exit la sécurité. Bravo les espagnols!


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