Jour 12 : Celendin - Leimebamba

Michel Lebel

Cette fois on va parler vélo. La grande journée. 145 km. À première vue y'a rien là mais c'est le dénivelé qui est effrayant : 3500 mètres. Mon meilleur parcours personnel est de 2800 m.

Heureusement, au lieu de faire 3 cols de 1000 mètres chacun, c'est une mise en jambe de 10 km, suivie d'une longue descente de 45 km puis une méchante montée de 60 km et une descente de 30.

La montée de 60 km est particulièrement intense, et en altitude, ce fut la plus longue de ma vie. J'ai débuté la montée vers 10h30 et je suis arrivé en haut à 16h30, donc une montée de 6 heures, à une vitesse moyenne 10 km/h. 40 Camilien-Houde, 40 Sommet-Trinité et je ne sais pas combien de corniches (c'est pour Jean-Pierre qui mesure en corniches).

L'autre hic, c'est que je suis lent en descente, donc pour la dernière descente je suis arrivé juste avant la noirceur via une route plus ou moins bien pavée. Ci-bas vous voyez ce qu'on a descendu via une route tracée dans la flan de la montagne et pas large en plus.


photo : Michel Lebel

Dans la montée j'ai rencontré des travailleurs qui descendent je ne sais d’où, c'est la patrouille de cols bleus qui bouchent les nids de poule dans les cols. Bien sympathiques, je leur ai donnés des épinglettes canadiennes.


photo : Michel Lebel

Et la photo finale à 3600 mètres.


photo transmise par Michel Lebel

On est ici plus haut que le plus haut sommet voyageable de l'Amérique du Nord (Colorado) et du plus haut sommet d'Europe (La Bonnette, dans les Alpes). Pour les John Malois et Christian Ouellet de ce monde, qui n'en ont pas assez en Europe, vous essaierez les Andes, des cols de 50 km c'est assez courant paraît-il et sur du bitume presque parfait. Je n'ai pas eu de problèmes d'altitude, hormis des douleurs à l'estomac qui, selon notre guide, sont davantage dues à un excès de pastilles GUGU.

Alors que dans la montée on est habillé comme en été, dans la descente de 30 km il fallait s'habiller presque comme en hiver. En plus en arrivant au village de Leimebamba, il faisait presque noir, et c'est avec ma frontale que j'ai complété la ride.

Je vois déjà Christian Ouellet qui se frotte les mains d'envie de faire son camp d’entraînement dans les montagnes du Pérou. Je suis partant, s'il peut trouver un moyen de gérer les bêtes sauvages qu'on rencontre (les chiens). En passant personne n'a été mordu à date, mais à voir la dentition ça passerait pas le test de Valérie Plante !


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