Jour 25 : Ona - Cuenca

Michel Lebel

Pour mes amis Français, Belges (mais oui, j'ai maintenant des amis belges, pas de blagues svp) et Américains, le Grand Défi Pierre Lavoie est un événement vélo national au Québec. 200 équipes de 5 personnes parcourent le Québec sur 1000 km en 4 jours afin d'amasser des fonds pour promouvoir l'activité physique chez les jeunes. Des millions de dollars sont ramassés.

Chaque équipe doit parrainer une école, à qui une partie des fonds recueillis sera versée, le reste servant à créer des projets, les plus connus étant les cubes d'énergie, idée même exportée en France et aux USA (parlez en à Blandine) et la course à pied au Secondaire (chaque école secondaire crée une équipe de 20 jeunes parcourant Québec à Montréal. L'engouement est si impressionnant que juste chez nous je n'ai jamais vu autant de jeunes courir dans nos rues. En plein dans l'objectif!

En ce qui nous concerne, nous les moins jeunes, on a une autre journée de 2000 m de dénivelé et évidemment de la pluie pour verdir les paysages.


photo : Michel Lebel

C'est à ce point vrai que comme les bords de route appartiennent à tout le monde, les équatoriens attachent leurs bêtes sur le bord du chemin pour y brouter l'herbe fraîche. On a donc des spectateurs de temps en temps. Des fois ce sont des personnes qui nous disent hola (bonjour) ou buenos diaz, mais là un nouveau mot est apparu : Carapaz. Je ne savais pas ce que ça voulait dire, jusqu'à ce qu'on m'apprenne que Richard Carapaz est le coureur équatorien qui vient de gagner le Tour d'Italie. Comme nous sommes les seuls cyclistes dans ce pays, ils pensent qu'on est lui. La gentille méprise fait plaisir, on se sent des vrais champions, comme Christian Ouellet, l'olympien John Malois, Jean-Claude Leclerc ou Francois Forget !


photo : Michel Lebel

Malgré le dénivelé, une super-journée et de très belles routes avec des paysages dignes de la Suisse . Ils ont même aménagés des urinoirs pour cyclistes dans les montées. Très utile, car on va pas vite.


photo : Michel Lebel

Des rôtisseries nous permettent même de se restaurer (porc et poulet en broche). St-Hubert peut aller se rhabiller ( faudra que les Français aillent voir dans le dictionnaire pour comprendre ce que ça veut dire). Vraiment quel trajet magnifique pour entrer à Cuenca, ma destination finale!

Et vous savez pas quoi ? On a eu 20 km de plat à la fin, du vrai plat, qu'on a fait en peloton. J'ai pu voir que je pouvais encore rouler à 32 km/h, après avoir roulé à 10 km/h pendant 3 semaines. Fiouhhhh !!!


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