Jour 4 : Huallanca - Chao

Michel Lebel

Ce matin nous nous levons dans notre petit village de Huallanca perché dans les Andes. La veille nous sommes allés à une croix pour voir le village de haut et c'est là qu'on a vu le cochon passer de vie à trépas.


photo : Michel Lebel

Une particularité que j'ai apprise, les mâles ont 12 pis (seins) comme les femelles malgré que ça ne serve à rien. Par la suite, après que j'aie décidé de devenir végétarien, nous sommes descendus à la petite église où j'en ai profité pour jaser avec le curé. La religion ici est catholique et c'est très important, tous les jeunes vont à la messe le mercredi. Le pape, dit Francesco (ici), est très aimé. À mon avis c'est similaire à l'Amérique Centrale.

Je n'ai pas parlé beaucoup de vélo à date. Physiquement ça va très bien. J'ai eu un peu mal à la tête le 2e jour mais j'ai pris les pilules et ça a passé. Aujourd'hui nous devions faire une étape avec 50 km de gravelle mais notre guide Christian s'est fait dire qu'il ne s'agit pas d'un circuit sécuritaire donc il a changé d'idée pour un parcours de 190 km.

Nous sommes donc partis pour 130 km avec de vent de face. Heureusement avec de la descente car on s'en va à la mer, le tout suivi de 60 km sur la route transaméricaine. Ayant appris cette nouvelle vers 10 hres il a fallu appuyer pas mal pour ne pas arriver trop tard. J'ai fait les premiers 130 kms avec Brigitte en lui coupant le vent, ce qui faisait que nous étions tous les deux dans notre zone de confort. Je suis pas mal aux avant-postes grâce aux entraînements d'hiver de John Malois de l'Académie cycliste du Québec et les soins délicats de Christian Ouellet à Cuba.

Donc on roule dans le canyon Del Pato (046) pour 60 km, suivis d'une route qui s'élargit. Puis la transaméricaine, route qui fait toute l'Amérique Centrale et l'Amérique du Sud. À ma grande surprise j’aperçois plein de policiers en haut des côtes, je n'en ai jamais vu autant en Amérique Centrale. Comme je ne suis pas gêné, je suis allé leur demander pourquoi car au Québec, pour donner de bons tickets, il faut se tenir en bas des côtes où c'est facile de dépasser la limite. Un policier bien sympa m'a expliqué qu'ils font ça pour le contrôle d'identité et pour détecter des gens ayant commis des délits ou roulant sans permis, pas pour faire des sous.


photo : Michel Lebel

Et la soupe, c'est le repas typique péruvien. Avec mon guide nous étions arrêté et c'était de la soupe. Et dans ce voyage avec Christian nous arrêtons 2 fois par jour pour la soupe. Comme vous pouvez le voir ci-bas elle est essentiellement constituée de bouillon, de macaronis et d'un morceau de poulet ou d'os de poulet.


photo : Michel Lebel


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