Le Pérou à vélo : Jour 0 : Lima - Hauras

Michel Lebel

D'abord un préambule. Ce voyage au Pérou devait débuter le 27 avril par la visite du Machu Pichu puis de Cuzco au sud du pays.

Cependant, lors d'un camp d’entraînement à Cuba, j'ai dû être hospitalisé pour finalement rien d'important, mais à mon retour au pays les assureurs refusaient de me laisser partir pour le Pérou sans une kirielle de tests.

J'aurai sûrement l'occasion d'en parler au cours des prochaines semaines lorsque je serai en manque de sujets et l'expérience vécue à Cuba a été pleine d'enseignements que je voudrai partager. En clair, pour ceux qui ont suivi la traversée du Canada, c'était un défi de rendre le tout intéressant les sujets étant rares, ici au Pérou, le choc des cultures et l'Amérique du Sud en général, je crois que je ne manquerai pas de sujets.

Donc j'apprends le jeudi 16 mai en fin de journée que je peux partir. Je dois prendre l'avion samedi matin, mais heureusement autant la location d’un vélo de montagne que la préparation avait été faite donc il ne s'agissait que de faire fonctionner le tout. C'est donc samedi matin que je pars avec tout mon barda. Avec toute l'aide que j'avais eu de mes amis pour tenter d'accélérer le processus médical je ne pouvais pas ne pas réussir.

En passant, Air Canada Rouge va à Lima pour un vol de 8 heures avec rien comme services alors que plein de compagnies sud-américaines volent depuis Montréal avec un service décent. C'est donc avec LATAM (Latin American Airlines) que je suis parti et 35$ pour le vélo c'est bien correct.

Une fois à Lima, avec l'intention de coucher à l’hôtel de l'aéroport, j'apprends que c'est 300$ la nuit, donc sur le conseil d'un Français rencontré dans l'aéroport je prends un taxi officiel vers un hôtel en ville et je réserve le bus sans savoir s'il prenne les vélos. Par officiel on s'entend qu'en sortant de l'aéroport tu es littéralement harcelé par des pseudos-taxis, qu'on m'a dit qu'il ne faut jamais prendre pour éviter un grand tour de ville. Le taxi officiel vient me prendre le lendemain et une fois arrivé j'apprends avec soulagement qu'Oltursa prend les vélos, avec un frais. Énorme surprise: des autobus à 2 étages avec la télé, la musique, les repas comme dans le temps où c'était agréable de voyager dans un avion.


photo : Michel Lebel

Et en plus des sièges qui se transforment en lit. Je n'ai jamais vu ça auparavant. 8 heures pour 400 km, c'est surprenant pour un non-stop, mais dans la noirceur la route avait l'air en lacets.

Une fois arrivé il est minuit, le taxi m'amène au mauvais hôtel, dont la réceptionniste me dit qu'elle n'a pas de réservation et pas de place pour moi. J'ai eu peur de devoir coucher dehors et fait pas chaud ! Fort heureusement, grâce à Booking.com, il y a une carte avec l'adresse et tout rentre dans l'ordre. Enfin je commence à relaxer. Les péruviens sont super gentils, à l’hôtel ils m'ont offert un petit repas préparé maison.

Hauras est un lieu de prédilection pour l'alpinisme dans les Andes. Il y a parmi les montagnes les plus hautes du monde, hormis l’Himalaya. On est à 3000 mètres et imaginez demain je vais tenter de rejoindre le groupe qui va arriver et je vais devoir me payer un col de 1000 mètres pour monter à 4000 mètres.

Dans booking.com j'ai demandé pour avoir un guide de montagne; on verra bien. Dans le groupe avec qui je serai, nous serons 15, j'en connais la moitié grâce à mes voyages avec la France. Je ne pouvais pas manquer ça.

Retour à Boucherville : autour du 16 juin.


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