Port Hastings - North Sydney, 152 km

Michel Lebel

8 septembre 2018

On ne regarde presque plus la météo, il fait toujours beau. Nous avons 3 choix de routes et nous décidons de prendre la Transcanadienne pour 50 km puis la 223, une route secondaire, pour le reste.

En Nouvelle-Ecosse les annonces sont dans 2 langues, l'anglais et le celtique, une vieille langue écossaise. En passant, on lit dans Astérix et les Bretons que les Anglais sont très polis, eh bien les rejetons néo-écossais le sont tout autant sur la route avec les cyclistes.


photo : Michel Lebel

On suit le lac Bras D'or pour aller à Baddeck. Je vois les provinces passer et on arrive près de la fin. Quand nous étions au jour 35 sur les 52 du premier segment du voyage, on entendait des commentaires disant que c'était long. Mon coloc Martin parlait d'un jour de repos comme un jour de vacances ! Arrivés au jour 51, près de Montréal, plusieurs avaient les jetons de finir. Je n'ai pas eu cette sensation car je savais que je continuais. Mais là ça me prend, je vais rouler deux jours à Terre-Neuve et je sens la fin. Snif !

Il fait beau, vent favorable et le paysage est très beau. Je chante mais, heureusement, personne ne m'entend. Une étrange construction attire mon attention sur le lac. Ce sont des semis de culture de truites, qu'on me dira. Plus loin un village amérindien offrant des cours de Mikmac. À Baddeck la saison touristique n'est pas terminée, ils ont un festival de fiddler. Le fiddler n'est pas un instrument, c'est un rythme rapide joué sur le violon, un peu comme font nos violonneux du Québec.

Puis je décide de continuer sur la Transcanadienne car il n'y a pas beaucoup de circulation et je veux passer à Baddeck. Je visite rapidement le musée consacré à Alexandre Graham Bell. Malheureusement M. Bell a donné son nom à la pire entreprise de télécommunications qui existe au Canada au plan du service.

On annonce la sortie du Cap Breton, je deviens fébrile, la 11e destination vélo au monde, dit-on. Je l'ai déjà fait deux fois à vélo. Je me demande pourquoi Vélo Québec ne prévoit pas 4 jours pour en faire le tour. Cycle-Canada (l'équivalent de VQ) le prévoit.

On annonce ensuite Louisbourg, je me souviens avoir dit que c'est le village reconstitué le plus impressionnant au Canada. Puis le virage pour la Cabot Trail on débute la boucle de 300 kms et une vue du haut de la montagne Kelly.


photo : Michel Lebel

Le hic d'avoir continué sur la Transcanadienne ce sont les côtes qui n'en finissent plus. Je vois de très loin le pont que je vois traverser. De superbes vues. Mais de superbes imbécilités par les fonctionnaires du Canada qui ont conçu un pont de 2 km sans accotement. Et que dire du fonctionnaire qui a autorisé le creusage des rumbel strips (bandes rugueuses transversales qui amplifient le bruit de roulement et secouent les somnolents) dans l'accotement !


photo : Michel Lebel

Pour la première fois j'opte pour la solution que j'avais déjà envisagée sur la route 17 en Ontario, je change de côté de la route là où l'accotement est large. Quand on roule sur une autoroute où les camions circulent à 100 km/h, l'accotement c'est vital. Finalement la route 223 est plus sécuritaire. Heureusement cela n'altère pas ma belle journée et j'arrive à Sydney, où on honore la mémoire de Johnny Miles, un canadien qui a remporté le Marathon de Boston.

À l'arrivée, Luc se prépare pour le bateau de demain matin pour faire le trajet long à Terre Neuve et moi le court, vendredi après-midi. J'ai un mandat de travail débutant le 10 septembre, que j'avais déjà réussi à repousser. Ça me donnera l'option de refaire Terre-Neuve l'an prochain, avec Vélo-Québec et le groupe Vancouver-Montréal.

Merci, en passant, à mes commettants, clients et associés de me permettre un tel voyage.


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