Miramichi - Shediac, 160 km

Michel Lebel

2 septembre 2018

Selon le plan de Vélo Québec nous devons probablement passer sur la route 15, encore une route très passante, qu'on nous dit, mais avec un meilleur accotement. Le proprio de la magnifique auberge où nous logeons me dit de passer par la 126 sud, puis la 480, via Acadieville. Le GPS et Google Maps confirment que c'est un bon choix car après Acadieville on va reprendre la 15 qui se partage alors en 134 et 15, donc le trafic sur la 15 et les moins pressés sur la 134. Mais le kilométrage annoncé de 120 km sera plus long. Mais on est samedi, il y aura donc moins de camions. Luc décide de prendre la 15 et moi le parcours plus long.

Je quitte finalement le gite en passant par la 126 jusqu'à Collette, puis Rogersville. Petite route relativement tranquille, pas de camions. À Rogersville je suis surpris d'apercevoir une gare de Via Rail qui n'est pas un musée. Le train passe là, probablement celui de Halifax. il ne reste que celui-là. Je prends alors la 480 et une petite route avec une auto aux cinq minutes. À Acadieville j'apercois un panneau invitant à aller observer les ours. J'ai pensé que c'est le rêve de tous mes amis Français de voir des ours, qu'on a pas vu dans les Rocheuses en passant, donc je vais voir. On offrait bien des visites dans les bois, il y a plein d'ours apparemment, mais les visites ont lieu le soir.

Puis je croise une clinique médicale nommée Évangéline, qui me remémore la chanson des Acadiens. Pour mes amis Français, je rappelle qu'en 1755 la couronne britannique, qui voulait angliciser les provinces de l'est du Canada, a eu l'idée de réunir les familles à l'église le dimanche et de séparer les hommes, les femmes et les enfants et de les déporter ailleurs en Amérique, séparément. J'ai un ami anglais qui ne savait pas, qui m'a dit « On a vraiment fait ça? ». La chanson Évangeline relate l'histoire de la femme qui retrouve son mari juste avant la fin de sa vie, j'en ai des larmes à chaque fois que je l'entends. Il ne faut pas se surprendre de la démonstration que les Acadiens font de leur culture.

À Bouctouche je vais visiter brièvement la pays de la Sagouine, Une sorte de reconstitution historique.


photos : Michel Lebel

Les paysages côtiers se succèdent ensuite. J'ai oublié la route 8 et c'est une superbe journée, rallongée par un détour. Je réalise qu'il y a plein de petites routes peu connues pour faire du vélo en sécurité. C'est sur ces routes que je m'entraînerais si j'étais Néo-Brunswickois.

A Cocagne je tombe encore sur un kiosque de homards et cette fois je cède. J'achète 1/2 lb de chair de homard, que le gars me met dans de la glace, et ce sera une partie du festin de ce soir. Juste à temps car la saison se terminait dans 2 heures !

Arrivée à Shédiac, la capitale du homard. On va souper en ville, et on achète du beurre à l'ail. On a dégelé la homard dans le lavabo et fondu le beurre au micro-onde pour se partager 1/2 lb de chair de homard. Fallait bien, à Shédiac ! Il était pas mal bon, en plus.


photo transmise par Michel Lebel

Magnifique journée, encore un 160 km. Je commence à ressentir de la fatigue, mais je ne suis pas tanné. Demain on va franchir la marque des 7000 km parcourus depuis Vancouver.


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