photo transmise par Michel Lebel

Winnipeg - Falcon Lake, 162 km le 28 juillet

Michel Lebel

30 juillet 2018

Départ de Winnipeg plus tôt que ce que je fais d'habitude, 7h30 au lieu de 8h00. On passe le canal de la Rivière rouge et, avec la visite d'hier, on sait pourquoi c'est là.


photo : Michel Lebel

Sur l'heure du midi, au km 89 au dépanneur, je me prends quelque chose pour le lunch et l'absence de toilettes me conduit à un petit parc où il y a des toilettes sèches. Durant le temps de mon arrêt deux groupes de cyclistes arrivent fort surpris de me voir sortir d'une toilette. Par la suite, je continue et je rencontre quelques attroupements et on déconne un peu.


photo transmise par Michel Lebel

On roule sur une belle route peu achalandée. On se retrouve ensuite sur la 1 (la Transcanadienne) pour parcourir les 45 derniers km avec des bouts sans accotements. On décide alors de diviser le groupe pour éviter que nous soyons trop nombreux et je pars avec les rapides, qu'on me dit. Comme l'accotement est réapparu on a donc roulé en cyclosportif. Ce qui a été particulier c'est qu'il y avait un tandem, donc en formation de 3 cyclistes à 37 km/h avec 2 cyclistes individuels (Daniel et moi) et un tandem. Assez spécial. Je ne savais pas qu'un tandem pouvait aller si vite et ça fait une méchante bonne aspiration. Tirer à 37 km/hre ça m'a fait vibrer et me dire que je pourrai le faire avec les J-P. Dugas, A. Ouellet et cie au retour. Mais sur des longues distances, et jour après jour, il ne faut pas faire ça sauf de temps en temps.

J'avais promis de parler de bouffe. Je connais 3 ou 4 façons de fonctionner pour les repas. Voici les méthodes comparées. Chacun transporte 2 bouteilles, généralement une d'eau et une de breuvage énergétiques (Cytomax, Gatorade concentré, GUGU, NUUN). Le GUGU et le NUUN sont prévus pour des journées chaudes (fortes en sodium) alors que le Gatorade c'est pour les électrolytes. Pour moi, la base est que ça doit goûter bon, point final.

1. Fédération française de cyclotourisme (sur le Tour de France cyclo)
Déjeuner le matin au lever, un repas le midi appelé pique-nique et un souper complet le soir. Évidemment tout est arrosé de vin, même le midi. Le hic du repas du midi est que quand on repart on doit digérer tout ça et on a de la difficulté à repartir. On ne transporte rien sur le vélo, il y a un véhicule qui se promène et nous permet d'acheter des boissons fraîches par un système de coupons.

2. SAG STOP (America By Bicycle, USA)
ABB est la référence aux USA en terme de qualité. Ils incorporent des arrêts connus d'avance dans le parcours (cue sheet) et on sait qu'un véhicule nous attend. Donc, en général, tous les cyclistes programment leur journée en fonction de ça. Si on veut manger entre les arrêts prévus il faut trouver les ravitos et la bouffe dans les SAG-STOPS, qui incorporent différents autres services (mécano, crème solaire, eau, Gatorade etc...)

3. Cycle Canada (Toronto)
Très très basic, tout le monde fait son lunch le matin avec du beurre d'arachide et il n'y a à peu près aucun service (et on loge en camping). Et souvent il y a des erreurs dans les cahiers de route. Cette organisation ne se compare ni avec Vélo Québec, ABB et la FFCT.

4. Vélo Québec
Il a été décidé que des repas seraient préparés par François (notre cuisinier). Le matin on passe à la cantine et on se prépare ce qu'on veut. il y a des pâtes, des sandwiches, des biscuits, c'est plus varié que les SAG-STOPS de ABB. Le hic de cette formule est qu'en l'absence de SAG-STOPS il n'y a pas d'arrêts programmés et que c'est arrivé qu'on a manqué d'eau. Aussi on doit transporter nos victuailles et lors des grandes chaleurs je me demande si c'est encore comestible.

Après 2 semaines d'essai j'ai décidé de ne plus utiliser cette formule (il faut payer 15$ par repas, ce qui est raisonnable) et de compter sur les ravitos qui sont très bien identifiés dans le cahier de route. Je ne suis pas le seul. Ça permet de trouver des breuvages froids (qu'on ne peut pas avoir au départ) et de la nourriture fraîche. Le hic est qu'il n'y a pas toujours des ravitos, et quand il y en a pas, toujours des sandwiches... Mais ça permet la variété. Quand j'utilisais la cantine il est arrivé que je ne mange rien de ce que j'avais préparé et je restais pris avec.

À mon avis, la formule optimale aurait été que cette cantine se transforme en SAG-STOPS, ce qui aurait créé des tronçons clairs, aurait assuré que la nourriture soit fraîche et en quantité à ces points de contrôle.

Lors des SAG-STOPS d'ABB ils prenaient les présences, ce qui permet de savoir où sont les cyclistes. Cela aurait été mieux que les SAG-STOPS de ABB, qui ne disposent généralement pas de variété.


Page mise en ligne par

Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive
également susceptible de vous intéresser :

nouvelles achat & entretien rouler au Québec hors Québec sécurité course cyclos montagne industrie quoi d´autre ?

veloptimum.net