L’arrivée à Vancouver

Michel Lebel

Vancouver, 3 juillet 2018

Ce voyage que j'entreprends est un classique soit la Traversée du Canada de Vancouver à Montréal (5400 kms) du 3 juillet au 22 août, suivi d'un Défi vélo organisé par les Vélomanes de Sainte-Julie le 25 août (Montréal-Québec en un jour) et pourquoi pas, une fois rendu à Québec, de faire Québec - St-John Terre-Neuve, histoire de faire le tour au complet !

Ça va se décider ou s'organiser durant ce périple et je vous direz comment le tout ira. Si le tout se fait, ce sera mon plus long voyage à vie en terme de distance, soit autour de 7500 kms, si je ne me tanne pas de faire du vélo d'ici là. Comme dans tous les voyages, le défi est d'être prêt à temps et cette année était un défi en soi car je m'occupe du Grand Défi Pierre Lavoie (juin dernier) en même temps que du défi Sainte-Julie - Québec (enfin jusqu'au 29 juin dernier), je vous en parlerai.

Ce voyage est organisé par Vélo-Québec, la référence vélo au Québec. Départ donc avec Air-Canada à 7h30 lundi matin le 2. Je connais déjà Denise Filion (rencontrée à la Traversée de la Gaspésie en ski de fond et guide à Vélo-Québec), Denise Gaudreau (rencontrée lors d'un voyage de vélo en Utah) et Maryvonne Berthault (guide VQ lors du voyage en Utah).

Nous voyageons avec Air Canada mais j'avais oublié que les vols intérieurs sont pénibles avec l'absence totale de service et ici on parle de 5h30. À noter, à ma grande surprise, l'absence du français dans l'air pour notre compagnie nationale. Nous régressons. Tous les agents étaient unilingues anglais, sauf un. Je me suis souvenu que plusieurs d'entre-nous avaient congratulé notre Justin national au Grand Défi Pierre Lavoie, dont il présidait le départ. Faudrait lui dire.

Nous recevons les parcours pour les 52 jours, une bonne brique de papier. Montage des vélos. Message à Diane, qui a récemment reçu une formation mécanique : tous les participants ont monté leur vélo eux-mêmes. À date, Vélo Québec est sur la coche, tout roule bien sur le plan logistique. Il y'a un guide qui ne roule pas, Pierre, un cuisinier et un mécano encadreur.

Il fait beau à Vancouver, pas de pluie. À l'arrivée, après l'enregistrement à l'hôtel, on va dans un café, mais c'est un café chinois, juste à côté il y a un restaurant coréen. Soupe au tofu coréen. J'ai demandé une Won-Ton à la place, mais soit que mon accent anglais n'est pas bon ou bien que les coréens ne connaissent pas les Won-Tons. J'apprends qu'ici la première langue est un dialecte indien, puis le mandarin et finalement l'anglais et très loin le français.

On a un meeting avec Vélo Québec puis un souper avec VQ. Un bon groupe, 21 hommes et 11 femmes, moyenne d'âge de 60 ans, la plupart retraités et des professionnels, beaucoup d'informaticiens et surprenamment 4 participants de Boucherville, dont Denise et moi. Mon coloc s'appelle Martin, informaticien dans un hôpital qui, selon Denise, ne ronfle pas (elle lui a demandé lors de la rencontre préparatoire) mais je commence à avoir des doutes. Le courant a passé. C'est un maniaque de technologie, une caméra Go-Pro, dérailleur électronique et moniteur fréquence relié au GPS; ouf, il faut régulièrement recharger tout ça ! Moi, pas trop. Côté organisation, j'ai réadopté le concept utilisé lors du voyage Mexique - Amérique Centrale à vélo 2017 pour les bagages, juste parce que j'y étais habitué.


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