Ulissi piège les favoris

Montréal, dimanche 10 septembre 2017 - Déjà troisième à Montréal en 2016, l’Italien Diego Ulissi a décroché son premier grand succès sur une course d’un jour ce dimanche sur le Mont-Royal en dominant au sprint l’Espagnol Herrada et le Néerlandais Slagter, 16 secondes devant Van Avermaet, Matthews et Sagan.

Réputé pour ses qualités de puncheur, éprouvé notamment sur les routes du Tour d’Italie, Diego Ulissi a remporté sa première classique de niveau WorldTour ce dimanche à l’occasion de la 8e édition du Grand Prix Cycliste de Montréal où il était monté sur le podium l’an dernier. Opportuniste, il n’avait pas manqué de sauter dans le bon coup qui s’est détaché dans l’avant-dernier tour, sans les favoris du jour, Van Avermaet, Sagan ou Matthews. Le Toscan n’avait plus qu’à démontrer tout son sang-froid dans la dernière ligne droite.

La course aura longtemps été animée par les Canadiens Benjamin Perry (Israël Cycling Academy) et Matteo Dal-Cin (Équipe nationale du Canada), partis dès le coup de pistolet et repris après 120 kilomètres d’échappée et une maximale de 5’50 (km 20). A six tours de l’arrivée, Boswell (Team Sky) s’isole en tête avant d’être repris par Berhane (Dimension Data). Ils sont rejoints un tour plus tard par Albasini (Orica-Scott) et Ravasi (UAE Team Emirates) mais le peloton se reforme au km 164. Boivin (Israël Cycling Academy) part seul au km 168 et compte 15 secondes à trois tours de l’arrivée. Il est repris puis lâché par Bettiol (Cannondale Drapac Professional Cycling Team) avant qu’un groupe de neuf coureurs se forme à l’avant. On retrouve, notamment, Teuns (BMC Racing Team), Brambilla (Quick-Step Floors), Kreuziger (Orica-Scott), Frank (AG2R La Mondiale) ou Gasparotto (Bahrain-Merida). Le peloton se reforme à nouveau à la fin du 15e tour.

Dans l’avant-dernier tour Bakelants (AG2R La Mondiale) tente alors sa chance, il est rejoint par un groupe de quinze coureurs réduit à six unités au sommet de l’ultime ascension de la côte de Camillien-Houde, à dix kilomètres de l’arrivée. Le Belge est accompagné par Gallopin (Lotto Soudal), Mollema (Trek-Segafredo), Slagter (Cannondale Drapac Professional Cycling Team), Herrada (Movistar Team) et Ulissi (UAE Team Emirates) qui parviennent à résister au retour du peloton des favoris. Gallopin attaque peu avant la flamme rouge du dernier kilomètre avant d’être repris à 300 mètres de la ligne où Bakelants lance le sprint. C’est finalement l’Italien Diego Ulissi qui s’avère le plus rapide et remporte la 8e édition du Grand Prix Cycliste de Montréal. L’Espagnol Jesus Herrada et le Néerlandais Tom-Jelte Slagter complètent le podium.

« Le Grand Prix Cycliste de Montréal m’offrait une grande opportunité de remporter enfin une grande classique, a déclaré l’Italien Diego Ulissi. J’avais fait troisième l’an dernier et je voulais vraiment essayer de jouer la victoire. C’est un succès prestigieux devant des grands coureurs comme Sagan ou Van Avermaet. J’étais confiant car après mon premier Tour de France en juillet, j’ai continué à travailler dur. Mes équipiers ont fait un grand travail autour de moi et sur ce type d’arrivée, je savais que je pouvais être le plus rapide. »

« C’était une course très dure et on s’est bien entendu dans le dernier tour, admettait l’Espagnol Jesus Herrada (2e). Finir sur le podium reste une grande satisfaction. Dans le final, on était un groupe de coureurs très fort, Sagan et Van Avermaet manquaient d’équipiers, ça a joué en notre faveur. »

« Je suis content de me retrouver ici, expliquait pour sa part le Néerlandais Tom Jelte-Slagter (3e). Je tiens d’abord à remercier mon équipe qui a contrôlé une grande partie de la course qu’on voulait rendre difficile. Dans les trois derniers tours, tout le monde était à la limite. Un bon groupe s’est dessiné, les favoris ont décidé d’attendre et j’avais compris qu’il y avait un coup à jouer. »

42e à 1’40 et meilleur coureur canadien, Antoine Duchesne évoquait « une course vraiment difficile car dès les premiers tours, ça s’est mis à rouler très vite. Je me sentais bien sur la fin de course mais je me doutais que face aux meilleurs coureurs du monde, je n’étais pas le favori. J’ai essayé de sortir dans le final. Malheureusement, la collaboration n’était pas bonne entre nous. J’étais dans une bonne journée mais malheureusement pas encore assez fort pour tenir la roue des meilleurs dans le dernier tour. »

Page mise en ligne par

Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive

nouvelles achat & entretien rouler au Québec hors Québec sécurité course cyclos montagne industrie quoi d´autre ?