Quand on y pense vraiment, qui laisse tomber qui au juste ?

Bon samedi à toutes et à tous. Suivant plusieurs réactions et commentaires suite à l'annulation des championnats québécois de contre-la-montre par équipe de la Fédération québécoise des sports cyclistes, notamment sur la page de l'Association des coureuses et coureurs cyclistes du Québec (http://bit.ly/2uvuk92), nous tenons à clarifier certains éléments évoqués.

Nous répondons ici au commentaire d'Alain Cadorette, qui mérite le plus de précisions, et dont nous vous partageons le contenu.

« C'est la même organisation que la Classique des Appalaches. Ils auraient pu subventionner le CLM par équipe avec les inscriptions du Grand Fondo de la Classique? Et 18 équipes, c'est quand même bon. L'organisation s'attendait à combien d'équipes au juste? Avaient ils regardé les nombres d'inscrits les années antérieures?

J'espère que la Fédération québécoise des sports cyclistes en prend bien note. Pas correct de laissé tomber les 18 équipes comme ça .»
Alain Cadorette

Le texte qui suit est un peu long, mais comme il touche un sujet très important, nous tenions à nous exprimer sur cette page.
- Daniel Morin, Claude Pinard et Alexis Pinard / fondateurs de la Classique des Appalaches.

***

D’abord, tout le monde est déçu, nous les premiers. Ça fait quatre mois qu’on préparait la journée de dimanche et certaines personnes-clées, nous pensons notamment au maire de St-Albert, ont même raccourci leurs vacances pour pouvoir y être comme bénévole.

Ceci dit, plus précisément par rapport aux questions soulevées dans le post, les quatre dernières éditions du Championnat de contre-la-montre par équipe ont attiré en moyenne près d’une centaine de participants, pour une moyenne de 30 équipes. Nous avions donc basé des scénarios conservateurs sur cette moyenne, afin d’évaluer si l’investissement en ressources monétaires, matérielles et humaines était justifié, en se disant justement que la qualité de la Classique des Appalaches (nommée événement de l’année à sa première édition) contribuerait à faire du Championnat CLM par équipe un succès.

En regardant les inscriptions, nous étions à 60% de notre objectif conservateur, qui est grosso modo la note de passage à la petite école mais qui, dans la vraie vie, est un échec. À ce niveau de participation, soyons francs : ce ne sont pas des championnats provinciaux, c’est un club social. Il y a davantage de participant(e)s aux mercredis de Laval qu'à un championnat provincial. Plusieurs catégories n’auraient même pas été éligibles au titre de champion, vu le manque d’équipes.

Il n’aurait conséquemment pas été responsable pour l’organisation ni respectueux pour la trentaine de bénévoles et partenaires, qu’on mobilise pendant leurs vacances et que nous sollicitons beaucoup pour la Classique, de leur demander de déployer autant d’efforts pour une poignée de cyclistes motivés, certes, mais minoritaires.

En ce qui a trait à la Classique, et à la possibilité qu’elle subventionne l’événement, elle le faisait déjà en fournissant savoir technique, matériel et bénévoles. Quant à l’aspect financier, la Classique est un organisme à but non-lucratif géré par un conseil d’administration, dont les administrateurs-fondateurs ont financé personnellement le déficit de la première édition à la hauteur de 8 000$.

Par contre, il nous ferait plaisir de se faire fournir les réponses pour expliquer à notre conseil d’administration comment, et sur quelle(s) base(s), la Classique devrait et pourrait financer les championnats des coureurs alors qu’il n’y a à ce jour aucun coureur d’inscrit pour la course cette année. Qu’il y avait qu’un seul coureur junior inscrit l’an passé. Qu’il y avait un total de 28 coureurs en senior 1/2.

Ou encore comment une organisation comme la nôtre, dont 35% du budget total dépend des inscriptions (ce qui est somme toute raisonnable), doit attendre le matin même de l’événement pour savoir si les coureurs daigneront se présenter en nombre suffisant pour nous aider à faire nos frais, ou si les administrateurs devront encore payer de leur poche pour éponger les déficits d’une course qui est déjà déficitaire (6 500$ en revenu d’inscription sur 12 000$ en bourses, sans compter les frais techniques et sans compter 3000$ pour le sirop).

Pourquoi les participants du Fondo, qui financent déjà en partie les bourses de la course vu le déficit, devraient financer un championnat québécois qui n’a rien à voir avec une cyclosportive? Pourquoi, à notre troisième année d’existence, nous ne sommes toujours pas au classement « Super Prestige » de l'ACVQ, à qui nous avons offert l'an passé de remplacer la course annulée et qui n'a même pas daigné donner suite à notre courriel? Pourquoi avons-nous, à chaque année, à se poser la question si la course pourra être tenue ou non?

Parce que, dans le fond, la vraie question c’est celle que se pose la quinzaine de municipalités, les 300+ bénévoles et la vingtaine de partenaires qui tiennent la Classique à bout de bras, avec fierté et passion, depuis cinq ans malgré toutes les difficultés rencontrées et qui vous regardent aller: quand on y pense vraiment, qui laisse tomber qui au juste?

***

Merci de nous avoir lu et au plaisir de vous voir en grand nombre, coureurs/coureuses et fondistes confondus, le 16 septembre.


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