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L'expression "Jamais deux sans trois" est utilisée pour signifier une croyance selon laquelle un événement, bon ou mauvais, qui s'est produit deux fois va nécessairement se produire une troisième fois. Ce que je peux vous dire maintenant… c’est vrai.
La semaine dernière, je participais avec l’équipe canadienne d’endurance junior sur piste aux Championnats du monde à Montichiari en Italie.
Suite à notre camp préparatoire qui s’est déroulé au vélodrome de Milton, notre entraîneur-chef Craig Griffin m’avait désigné à deux disciplines soit la poursuite par équipe et une discipline individuelle. J’avais deux choix pour l’individuelle : Madison ou la poursuite individuelle 3km.
En me guidant sur mes deux dernières expériences de courses estivales (championnat canadien sur route et le Tour de l’Abitibi) qui ont été catastrophiques pour moi, je me suis dit… je fais le choix de la poursuite individuelle. Avec ce choix, j’élimine tous les risques de chutes ou de catastrophe.
C’est là que l’expression "Jamais deux sans trois" a pris tout son sens pour moi.
Le 23 août dernier, les championnats débutaient pour mes coéquipiers Gabriel Drapeau-Zgoralski, Chris Ernst, Michael Fole, Ethan Sittlington et moi. Nous avons réalisé un très bon temps de 4:09,813 soit près de quatre secondes de moins que l'ancien record canadien de 4:13,710 qui avait été réalisé en 2015 à Astana au Kazakhstan. Mais nous avons manqué par 0,77 seconde la sélection pour la finale.
Nous avons tout de même un « nouveau record canadien » en poche… comme dirait mon entraîneur Pascal Choquette.
Dans les heures qui ont suivi, j’ai été accablé par de violents malaises gastriques, assez pour que je reste toute la journée à l’hôtel sans rendre visite à mes coéquipiers au vélodrome. Durant la soirée, je n’ai eu d’autre choix que de me rendre au centre hospitalier de Montichiari afin d’être traité pour une « gastro-entérite aiguë» et déshydratation. J’ai été mis en isolement pour 48 heures dans une chambre au 5e étage et reçu des solutés et des solutions de glucose.
À partir de ce moment, il en était fait de ma performance à la poursuite individuelle pour laquelle je suis me suis entraîné très fort depuis plusieurs semaines et la fameuse expression "Jamais deux sans trois" a repris tout son sens.
Est-ce que quelqu'un peut me confirmer que cela s'arrêtera à trois ?
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Tristan Guillemette, sur facebook, 1er septembre
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