Jour 80, 18 avril : Las Lajas - Sona

Michel Lebel

Aujourd'hui une autre bonne journée qui sera finalement très vélo. Je n'ai pas eu le temps de tester l'accès internet le matin car il ne pleut plus. On retourne donc sur la pan-américaine pour 20 kms, une belle route à quatre voies, avec une moitié fermée pour nous par la police.

Ensuite on emprunte une jolie route de campagne mais avec plein de dénivelé, pas des cols, mais des côtes nombreuses, comme on en voit dans les Laurentides ou en Estrie, avec les différence qu'il n'y a pas de trous et peu de véhicules.

Nous passons plusieurs villages et souvent les élèves des écoles sortent pour nous encourager. Un bonheur de journée et pas de pluie. Le hic c'est que comme on est plus en forme, ils ont allongés les pauses pour qu'on n'arrive pas trop tôt, et quand on repart les jambes sont rouillés, surtout que c'est un côte une après l'autre, mais on s'y fait.

Les 40 derniers kms on les avale, et je me tiens en avant. Et comme en partant à la fin j'ai rejoint les premiers, c'est un peu qui passe l'autre (avec Yvon, avec qui j'ai fait le Tour Cyclo 2016) mais sans danger et sans excès. D'habitude je me fait dépasser dans les descentes et je me reprends dans les montées fortes. Probablement notre plus belle journée vélo.

À l'hôtel pas d'internet, qu'on nous dit, et comme je suis en retard pour vous livrer mes comptes rendus quotidiens je vais en ville avant l'orage pour trouver un restaurant. Je n'ai pas trouvé de restaurant mais un authentique café d'internet très rapide. Wow ! J'en profite pour travailler sur le GDPL, en plus de finaliser mon comte-rendu et aider Alain avec la page facebook de la FFCT. J'avais eu un différent avec Alain au sujet du texte sur le Nicaragua et comme c'est du passé, on en a reparlé bien amicalement. La principale critique que j'ai eue est venue d'un participant écolo qui n'a pas aimé que je parle des nécessaires manifestations d'environnementalistes.

Ensuite souper au restaurant, sans accès internet, mais j'ai apporté mon ordi et il y avait finalement un accès à l'hôtel adjacent. Je vous parle de ça car avant, quand ça ne fonctionnais pas j'utilisais celui qui m'est fourni par Bell Canada. Or tout le monde sait que Bell Canada a un service pourri, donc c'est Alex, de La Source, qui est mon contact et en cas de problème il communique avec Bell (pas chanceux). Or depuis que nous sommes au Panama ça ne fonctionne pas et Alex ne répond pas aux textos.

Petite prise de bec à la fin d'une étape. À mon sens, la pire chose qui peut t'arriver ici est d'être le moins rapide, car à ce moment-là tu as deux serre-file qui roulent en deça de leur vitesse normale. Et si le dernier veut prendre une photo, ça tape sur les nerfs, enfin vous pouvez vous imaginer. En tout cas, ce n'est pas mon cas. Etant québécois et ayant un accent, j'ai un statut particulier, je pense que je suis apprécié et comme je mets de l'ambiance avec la balance... Retenez que c'est particulier de vivre à 40 pendant 90 jours.


Notre quide Edurado qui nous fait souvent des desserts à l'ananas,en fait des ananas frais dont on enlève le milieu.
Je vais faire de même au retour car je ne peux plus m'en passer.
photo : Michel Lebel

Distance parcourue : 94 km / Cumulé : 5 391 km
Dénivelé positif :1260 m / Cumulé : 51 300 m


Note du webmestre :
. à lire également : Veraguas, la province aux deux rivages océaniques, par Jean-Luc Tranier
. la page facebook Mexique - Amérique Centrale à vélo 2017 de la Fédération française de cyclotourisme.

. Tous les récits de Michel sur sa traversée de l’Amérique Centrale en 93 jours de vélo


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