Jour 74, 12 avril : Cahuita - Almirante

Michel Lebel

Ça y est, nous sommes au Panama. Le dernier jour de vélo je l'avais terminé en force en roulant à bon train en m'imaginant au GDPL. Eh bien je me suis levé rouillé mais j'ai dérouillé vite. Je pars toujours parmi les derniers (comme pour le financement du GDPL...) et je remonte.

Cependant dépasser Christian Ouellet au niveau du GDPL, comme en vélo, est une impossibilité mathématique. Il est bien trop fort. J'ai lentement remonté et à la fin j'avais le premier peloton en vue à 400m. J'ai donc décidé de les rejoindre mais eux sont en peloton, moi pas. Vous devrez savoir que c'est 30% de plus d'énergie à déployer. Mais après mon dérouillage j'avais de bonnes jambes et de 30 km/h je suis monté à 34. J'en ai profité à la faveur d'une côte pour garder ma vitesse, alors que je savais que le peloton ne maintiendrait pas sa vitesse, et je les ai rejoints avec des pointes à 38, avec un vent inexistant ou légèrement favorable, mais je dirais sans trop forcer. Donc ça augure bien pour le GDPL.

Je craignais de détester le vélo à la fin de ce voyage. J'ai eu des moments tannés durant le mois de mars mais là il nous reste 2 ou 3 semaines, j'aime bien rouler et je saute plus vite sur le grand plateau. Avec le 2e plateau le développement ne permet pas d'aller vite. À noter que dans les descentes je ne dépasse pas 40 km/h ce qui fait qu'alors tout le monde me dépasse.

Avant d'arriver à la frontière, nous disons bonjour à Ouara qui nous a guidé au Costa Rica.

Ici les usines de bananes sont légion. Dans les champs il y a des rails suspendus et les ouvriers coupent le régime de banane (qui doit bien peser 100 lbs) et l'attachent au rail. C'est une sorte de téléphérique qui se rend à l'usine où des préposés le découpent, le passe dans l'eau et il est ensuite empaqueté. Il n'y a à peu près rien d'autre. Tous les plans de bananes sont recouverts d'une enveloppe verte, j'imagine contre les insectes.

À la frontière longue attente, et en plus on doit avancer l'heure. Ensuite 20 kms de plat avant d'entamer 20 kms de fortes côtes. J'avais bien hâte mais Christian dira que je roule comme un débutant. Je suis encore parti dans les derniers mais j'ai remonté trop vite. J'ai attaqué dans la première des quelques 20 cotes, et il ne me restait plus de jus ensuite. Et comme dans les descentes je suis lent et prudent, j'ai terminé loin derrière les meilleurs, mais j'ai quand même aimé.


Nouveau départ après la frontière
photo : Michel Lebel

Ensuite, souper et petit compte-rendu quotidien. Demain il y aura du spécial, nous irons coucher dans une tribu indienne reculée, un des éléments du voyage dont j'avais le plus entendu parler. Ils n'ont pas d'électricité, pas d'eau courante, l'eau vient de la rivière. Nous allons arriver tôt et apprendre comment fabriquer du chocolat avec des moyens rudimentaires, j'imagine. Donc pour vous raconter, je vais recharger mon ordi à l'avance et compter sur Bell pour qu'Internet soit accessible via mon téléphone satellite. Si ça fonctionne je serai le seul en liaison.

En passant, j'ai reçu de Rosa, ma prof d'espagnol, le reportage télé du Salvador sur nous. Tout le monde dans le groupe veut le voir et probablement que le lien sera inséré sur facebook.


Cérémonie de semaine sainte
photo : Michel Lebel

Distance parcourue : 83 km/ Cumulé : 5008 km
Dénivelé positif : 610 m / Cumulé : 44 130 m


Note du webmestre :
. à lire également : Monseigneur l’astre solaire, par Alain Lhommeau
. la page facebook Mexique - Amérique Centrale à vélo 2017 de la Fédération française de cyclotourisme.

. Tous les récits de Michel sur sa traversée de l’Amérique Centrale en 93 jours de vélo


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