Jour 55, 24 mars : Jicaro Galan - Choluteca

Michel Lebel

Finalement journée assez ordinaire qui nous ne donnera pas un avant-goût positif du Honduras.

Nous roulons sur une route achalandée avec un peu de dénivelé. Des portions du trajet se font sur la route qu'on appelle la PAN-AM, qu'empruntent les grands voyageurs à vélo qui vont de l'Alaska à la Terre de feu au Chili, en un an, 25 000 kms. Eh bien ce n'est pas une route intéressante à rouler. Les routes intérieures que nous avons empruntées sont mieux. Si ce n'était pas de la circulation, les routes auraient été bien au Honduras.

Rémy, notre guide, dit que nous parcourons une toute petite partie du Honduras et que c'est loin d'être la plus belle et que Santa Rosa De Copan au Nord est super joli et culturel. Cependant, le long de la route nous avons un bel accueil, en général, comme on a eu au Salvador, que j'ai bien aimé.

Voici quelques photos du quotidien des Hondurassiens. Transport par âne. Mon père m'a déjà dit que c'est comme ça qu'il transportait le foin dans sa jeunesse. J'ai pris la photo de près pour qu'il puisse comparer.


photo : Michel Lebel


Taxis triporteurs. Je n'ai jamais vu de vrai taxi, c'est le taxi utilisé probablement dans tout la pays.
photo : Michel Lebel


photo : Michel Lebel

Force constabulaire qui nous accompagne. Pas mal plus sympas et souriants que les hommes en noir du Salvador. C'est une figure de style, car ils étaient aussi très sympas au Salvador, sauf la police VIP, qui j'imagine ne devait pas communiquer. Nous avions la même protection qu'un président, paraît-il, mais ça faisait bizarre, avec les gens ordinaires qui nous accueillaient gentiment.

Je vais me souvenir longtemps de l'étape de El Carmen. Aucun tour en autobus ne permet de telles rencontres avec des familles et des jeunes dans une école.

C'est aussi une période difficile émotionnellement. Il fait chaud, il reste un bon mois, j'entends pleins de grognements dans le groupe pour tout et pour rien. Je crois que ce sera un peu difficile jusqu'à ce qu'on soit à Granada, dans une semaine. Au Lac Nicaragua, nous aurons deux jours de congé, avec la visite d'un volcan en activité.

En ce qui a trait à la chaleur, je m'en accommode bien. Je lave mon maillot et mon cuissard le matin, donc je m'habille mouillé,et j'apporte un t-shirt rouge que je mets le midi, après l'avoir trempé dans l'eau.

Demain le Nicaragua. Je me suis fait ausi dire que mon espagnol progresse bien. On verra au retour, à quel niveau je serai avec Mme Aladro.

Distance parcourue : 48 km/ Cumulé : 3937 km
Dénivelé positif : 230 m / Cumulé : 37 150 m


Note du webmestre :
. à lire également : Dur, dur, le Honduras !, par Jean Marie Albert et Patrick Rossignol
. la page facebook Mexique - Amérique Centrale à vélo 2017 de la Fédération française de cyclotourisme.

. Tous les récits de Michel sur sa traversée de l’Amérique Centrale en 93 jours de vélo


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