Jour 45, 14 mars : Chiquimulilla - Moyuta

Michel Lebel

Etape planche avec une montée de 1300 mètres dans les 25 derniers kms. Dernière étape au Guatemala, où on a bien mangé. Comme je n'avais pas apporté le document explicatif du dénivelé, j'ai fait le parcours plat de façon normale, ce qui veut dire que je pars en dernier et je remonte jusqu'en avant de façon régulière. Je n'aime pas rouler à 2 de large car on ne voit pas les trous et je n'aime pas indiquer les trous en descente car essentiellement on roule avec un vélo de montagne, avec un guidon assez large, en plus j'ai un miroir (John dira « encore »). En plus le groupe a tendance à faire un peu la course et dans les descentes je n'aime pas, et Michel Cabart nous incite à la prudence.

Au km 40 on tourne à gauche pour une montée qui, en regardant le panorama, n'a pas l'air méchante. Eh bien j'ai souffert le martyre. Il faut dire qu'hier on avait du plat avec des vallons à la fin et Roland m'a permis de partir en avant et je montais les côtes en puissance. J'ai probablement payé pour ça.


photo : Michel Lebel

Mais dans la côte est survenu un événement spécial. D'abord un véhicule avec haut-parleurs (on en voit souvent sur les routes, qui haranguent les gens ou font de la publicité), s'est planté derrière nous et on a monté en musique. On a passé quelques écoles où les jeunes nous criaient des phrases d'encouragement en espagnol. En passant, tous les jeunes portent un uniforme, généralement blanc. Le clou de la montée est que toute une école nous attendait dans un virage (au moins 300 jeunes avec les profs), les vedettes rock du jour. J'en ai versé quelques larmes. J'ai posé avec un paquet de jeunes et le drapeau guatémaltèque.


photo transmise par Michel Lebel

L'organisation a donné de grandes quantités de tour Eiffel et d'effets scolaires. Je suis donc reparti et c'est là que j'ai explosé (qu'on dit). Même mon breuvage Gugu n'y faisait plus rien. j'ai souffert jusqu'en haut, arrêtant tous les 3 kms. Il faut dire qu'une côte de 1300 m sur 25 kms, ça fait une bonne pente.

En haut une autre réception nous attendait, un repas où on a reçu chacun un cadeau (dans mon cas un portefeuille et un magnifique diplôme). Il y avait même sur le mur les drapeaux francais, canadien et irlandais pour souligner les pays d'origine des participants. Long repas où j'ai pris plein de Gatorade à électrolyte et Cocas. J'en aurais pris 10, besoin de sucre. Ensuite nous nous somes rendus à l'hôtel situé à 500 mètres. Un court meeting avec Michel Cabart a tourné en engueulade monstre, pour un rien finalement. Le pire c'est que Michel est ouvert à la communication.

Jean-Jacques (de Québec) et moi-même on ne se même pas de ça. Selon moi ça fait partie de la culture française, car après tout est oublié. J'ai l'image des batailles épiques dans le village d'Astérix. Salvador, le conducteur de camion (super cool le gars), disait que le départ était sonné mais l'engueulade faisant toujours rage. Ça campait sur la super réception qu'on avait eu. À l'hôtel, excellent repas, avec un musicien favorisant la musique américaine, et un apéro. Puis j'ai pris une marche en soirée avant de compléter d'autres démarches pour le GDPL. On va avoir une belle contribution de mon employeur, Novinsoft.

J'apprends aussi qu'une grosse tempête de neige s'en vient à Montréal. Envoyez nous cette fraîcheur !

Distance parcourue : 62 km / distance cumulée : 3 276 km
Dénivelé positif : 1 500 m / dénivelé cumulé : 28 420 m


Note du webmestre :
. à lire également : Pédaler sous le soleil !, par Christian Cariou et Jean-Luc Tranier
. la page facebook Mexique - Amérique Centrale à vélo 2017 de la Fédération française de cyclotourisme.

. Tous les récits de Michel sur sa traversée de l’Amérique Centrale en 93 jours de vélo


Page mise en ligne par

Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive
également susceptible de vous intéresser :

nouvelles achat & entretien rouler au Québec hors Québec sécurité course cyclos montagne industrie quoi d´autre ?

veloptimum.net
depuis plus de 18 ans