Jour 37, 6 mars : Chisec - Coban

Michel Lebel

La veille je me suis couché en arrivant. Un bel exemple de solidarité, tout le monde se connaît maintenant. Quand on embarque dans le camion, celui-ci arrive à l'hôtel avant les cyclistes et en principe les chambres sont distribuées à ce moment et le bagage remis.

J'avais donc eu ma chambre en arrivant, avant tout le monde (bien rodée la procédure de maladie) et j'avais remarqué entre 2 rêves que quelqu'un avait monté mon bagage - en fait mon photographe (Bernard pour l'occasion) et on a remis le montage du texte à plus tard.

J'ai donc dormis de 14h00 au lendemain matin avec des cachets que le médecin m'a donnés et d'autres (de Christine) que j'ai trouvé supérieurs car ils calmaient les douleurs au ventre. Donc le matin je me réveille, évidemment pas de vélo, je suis bien trop faible (j'ai sauté le souper) mais je bois un peu. Dans le camion c'est plate, c'est une wagonnette de 8 places fournie par le Guatemala et conduite par le guide. Nicole et Michel (les 2 autres membres de l'équipe d'encadrement) vont alors au marché et dans les épiceries pour préparer la bouffe pour les lunchs de 40 personnes au midi. Moi je suis dans les vapes, je ne suis pas le seul, un autre aussi est malade. J'ai un livre mais je suis incapable de lire. À l'hôtel de Caban même scénario, chambre, dodo et là on me dit que ma fièvre a baissé et que je dois manger. Riz et légumes et 7up. Le soir je me sens mieux et je rédige mon texte pour le reportage du dimanche (j'y tenais aussi car j'étais le seul à avoir une entrevue avec le pasteur et des photos).


photo : Michel Lebel

En plus une super-belle étape, le premier véritable défi du Guatemala, 2200m de dénivelé sur 80 kms et des belles routes dans des cols avec peu de circulation et des paysages magnifiques mais sous la pluie.

Coban est l'endroit où 2 cyclos ont dû interrompre leur périple l'an passé pour accident. Ils ont décidé cette année de faire ce qu'ils n'ont pas pu faire (Belize à Panama) mais en sens inverse. C'est aujourd'hui qu'on les rencontre.

Des malades il y en a eu. À l'arrivée au Mexique 5 ou 6 ont été indisposés à cause de la climatisation de l'avion et après une bonne dizaine ont souffert de tourista, 2 ou 3 rhumes, quelques chutes qui ont nécessité des visites à la clinique médicale et la fameuse morsure de Jean Marie. Il paraît que l'assureur de la Fédération française de cyclotourisme surveille car les quelques rendrez-vous en clinique ça coûte cher. Jusqu'à aujourd'hui, rien pour moi, pas de chute, pas de maladie, rien. Ce virus ou tourista-fièvre-gros-format avec rhume fallait bien que j'y passe comme les autres, sauf que d'habitude ça dure 1 jour pas trois.

Réponse à une question de mes lecteurs : les freins sont hyper-efficaces et sensibles, ce sont des cantilever comme sont équipés les vélos de montagne. Les pneus que j'avais étaient lisses et je les ai changés pour des Shwalbe réputés increvables. L'analyse que Claude Bernier et son équipe avait été juste, Pédro le mécano a confirmé la justesse du choix.

Distance parcourue : 74 km / cumulé : 2879 km
Dénivelé positif : 2140 m / cumulé : 22 180 m


Note du webmestre :
. à lire également : Toute la pluie tombe sur nous..., par Pierre Bouchaud et Jean Paul Ollivier
. la page facebook Mexique - Amérique Centrale à vélo 2017 de la Fédération française de cyclotourisme.

. Tous les récits de Michel sur sa traversée de l’Amérique Centrale en 93 jours de vélo


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