Jour 8, 5 février - Juchitan - Zanatepec

Michel Lebel

Aujourd'hui je suis de faction avec Bernard pour le reportage sur facebbok pour la Fédération Française de Cyclotourisme. Juste avant le départ j'assiste à une problématique (petite engueulade entre notre grand chef et le proprio de l'hôtel). Michel Cabart est totalement dédié à ce voyage depuis 3 ans, il parle maintenant couramment espagnol et fait même les discours au nom de la France en espagnol. J'ai chamboulé certaines de mes habitudes pour suivre les conseils de l'organisation, c'est lui qui a organisé les périples de Pékin-Paris, il sait de quoi il parle. Donc lever à 5h30 pour départ à 7h00, ça veut dire qu'on se couche tôt en général, vers 21h30. En passant, nous ne sommes jamais avec les mêmes co-chambreurs et je crois que c'est voulu ainsi pour ne pas créer des groupes isolés.

Dans les régions que nous traversons, on y voit de grandes quantités de taxis à deux places qui sont essentiellement des tri-porteurs. Il en coûte 125,000 pesos (8000$) pour acquérir l’engin et le revenu journalier y est d’environ 400 pesos (30$) répartis 60%/40% entre le chauffeur et le propriétaire. Donc, à nos chers conducteurs de taxis montréalais, arrêtez de vous plaindre.


photo : Michel Lebel

Aujourd'hui on passe dans un parc d'éoliennes. Il y en avait au moins mille. Le bienfait c'est que c'est un des points les plus venteux au monde aussi. Parfait pour l'électricité mais pour nous cyclistes c'est l'enfer car on l'avait dans la face. Donc, 10 km/h sur le plat, avec des vents de 80 km/h sur environ 10 kms. Il fallait faire attention à ce que les vélos ne renversent pas. Ensuite ce fut la chaleur, mon premier test car ça a bien été, il a fait 45°C à un moment donné mais au moins avec une bonne brise ça va, c'est quand on arrête que c'est le pire. On a même roulé des bouts à 32 km/h (des vitesses similaires à ce que je connais avec mon vélo de route). Aux arrêts on cherchait de l'ombre et des rafraîchissements et comme des gamins on se garrochait de l'eau. Vu un cynodrome pour des courses de lévriers, comme en Floride, pauvres chiens courir sous une telle chaleur.

Nous avons été reçus par la municipalité par un gentil maire qui est arrivé avec des caisses de Coronita et des plats cuisinés. Comme j'aime bien la Corona, et que Salvador (le conducteur du camion le sait), après la première on m'a en offerte une 3e donc finalement j'en ai pris 4 et j'étais bien de bonne humeur. Ça a été le gag de la fin de journée car j'ai roulé le km nous séparant de l'hôtel avec les 2 serres-file qui ne m'avaient jamais vu depuis le début du tour et je suis rentré dans le mur de l'hôtel. Une chance qu'il n'y avait pas de policier pour me faire souffler la balloune, au fait il y'en avait tout à l'entours. Dormi un bon somme puis le souper. Je ne suis pas allé, comme plusieurs, à une fiesta (on m'a dit après que le journaliste aurait dû ne pas manquer car il y a eu des mariages.). Mais il fallait bien que Bernard et moi composions le texte et sélectionnons les photos pour la page facebook de la FFCT.

Demain on changera d'état, nous serons dans le Chiapas. On nous dit qu'il y aura des festivités à la frontière. J'étais devenu ami avec un des policiers, Fernandez, ils vont tous changer. Plus de cotes, on s'en va dans les terres en direction du Yucatan.

Distance parcourue : 90 km /Cumulé : 579 km
Dénivelé positif : 335 m /Cumulé : 5950 m


Note du webmestre :
. À lire également : Sur la route d’Éole et du roi soleil par Michel Lebel
. la page facebook Mexique - Amérique Centrale à vélo 2017 de la Fédération française de cyclotourisme.

. Tous les récits de Michel sur sa traversée de l’Amérique Centrale en 93 jours de vélo


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