Jour 6, 3 février - Astata - Salina Cruz

Michel Lebel

Je vous écris une journée en retard. Pas évident les wifis et ma connection satellitaire n'est pas encore au point. Un super gars de La Source (qui appartient à Bell) y travaille. À vrai dire je m'y attendais.

Bon, hier les gars m'ont vu rouler à forte allure mais avec une position pas mal bizarre. Ils se sont dit que ça devait être la façon canadienne ! Eh bien ce matin c'est encore pire, les freins sont rendus en dessous des guidons. J'arrange le tout avec Pedro (le vélociste, qui nous suit jusqu'à Panama) mais ça ne fonctionne pas. Je décide d'arrêter et de tout remonter au complet et là c'est la sacoche avant qui n'entre plus, jusqu'à ce que je réalise mon erreur après avoir regardé le guidon des autres et enfin réajuster à nouveau. Un un jeu de clés Allan est essentiel. !

35°C encore. Alors qu'hier je pétais le feu, aujourd'hui je suis à la bourre (j'apprends des expressions françaises - ça veut dire fatigué - ne pas confondre avec tirer la bourre (aller à fonds). On se taquine gentiment sur nos expressions.

Au déjeuner (lunch) je mange bien, avec évidemment des tortillas et un excellent poisson avec de la sauce épicée et du jus d'hibiscus. Ça va mieux. Je me baigne dans un lagon salé. On repart donc pour arriver à Salina Cruz sur une belle route et on nous parle d'un tunnel. Effectivement, pour arriver en ville il y a un tunnel non-éclairé, un peu de la longueur du pont tunnel et je sais que l'été dernier un cycliste a chuté sur le bas-côté en entendant les camions arriver (et il fait noir) donc que c'est dangereux (peligrosso, en espagnol) et ils le savent. No problemo, ils ont simplement fermé le tunnel à la circulation automobile, causant un énorme bouchon de l'autre côté, le temps qu'on passe. Ensuite ils barrent les rues pour qu'on arrive à la mairie.


photo : Michel Lebel

Un autre spectacle nous attendait, dans une espèce de petit stade fermé, danse typiquement mexicaine (le gars doit garder les mains derrière le dos et la femme tient sa robe des 2 mains. Même Miss Salina Cruz était là, et comme hier, à la blague, Michel Cabard m'avait demandé de danser avec une dame imposante de la ville, je lui ai remis la monnaie de la pièce en posant avec Miss Salina Cruz. Le le seul hic est que j'ai eu cette idée a au dernier moment et que mon maillot est un peu ouvert, donc que je ne cadre pas avec la beauté à mes côtés.


photo transmise par Michel Lebel

Ce n'est pas grave, on s'amuse bien et je ne donne pas ma place. Le spectacle est magnifique et à la fin ils ont une corbeille décorée dans lequel il y a des bonbons qu'ils nous lancent, même des platanas (bananes), ça doit être la tradition. Quelqu'un sait?

Suite à ce beau spectacle on se rend à l'hôtel à vélo, douche puis un autobus de la ville vient nous chercher car, à ce qu'on nous a dit, on va manger au restaurant du gouverneur de l'état d'Oaxaca. (Je crois comprendre que le Mexique est divisé en états - par exemple, après demain on sera dans le Chiapas). Pas de gouverneur présent mais quand-même un excellent repas. Retour à l'hôtel et coucher à 23h00, ça va faire une courte nuit car on se lève en général à 5h30.

Je ne m'explique toujours pas comment 40 cyclistes peuvent être reçus comme ça. Après avoir vu le diaporama de Paris-Pékin 2008, je pensais que cet accueil nous serait réservé qu'à l'entrée de chaque pays.

Distance parcourue : 86 km / cumulé : 450 km
Dénivelé positif : 875 m / cumulé : 5500 m


Note du webmestre :
. À lire également : Les caprices du Pacifique par Jean-Marie Albert et Patrick Rossignol
. la page facebook Mexique - Amérique Centrale à vélo 2017 de la Fédération française de cyclotourisme.

. Tous les récits de Michel sur sa traversée de l’Amérique Centrale en 93 jours de vélo


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