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Au fil des ans j’ai appris à dire NON. Pour rendre service cette année, dans ma boutique de vélo du quartier Ville-Marie, j’ai décidé d’accepter des choses que je n’acceptais plus par respect pour le travail professionnel que j’offre à mes clients réguliers qui me font confiance pour leur bicyclette.
Hier j’ai dit OUI et j’ai récolté de la colère, des insultes, on m’a hurlé dessus, on m’a bousculé, on m’a défoncé le visage et le crâne à grands coups de poing américain. La soirée s’est terminée à l’urgence.
Me voilà bien amoché devant ma tentative de communiquer avec deux personnes qui prêchent pour le mouvement anarchiste dans le quartier Hochelaga. Dire NON est un droit, pour aussi peu que prêter un outil, qui est mon moyen de rendre les vélos de mes clients fonctionnels et sécuritaires. Hier j’ai dit OUI pour éviter d’avoir des ennuies et j’ai accepté l’abus de deux individus. Accepter le NON est chose difficile dans notre société.
Rozon, Salvail et les autres sont la représentation parfaite de cette société pour qui le NON n’a pas de signification. Dans l’éducation un parent doit apprendre la frustration du NON à son enfant. C’est raté pour plusieurs. Nous pouvons nous reprendre. Dire NON et accepter un NON fait partie de la vie en société. Apprenons à vivre ensemble et à nous respecter dans les limites de tous et chacun.
Martin Rooseboom, sur facebook
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