
étape 9 - Calvi - 136 kms - 2400 m en dénivelé
Aujourd'hui tout a été nickel (mon ami Joël, qui reçoit aussi ce message,vous expliquerait que cette expression française veut dire que tout a bien été).
Départ donc en matinée, après avoir réparé un pneu. En effet, j'avais demandé à Primeau d'installer les mêmes pneus que j'avais avant et je croyais que c'était des Gatorskin avec du kevlar. Eh bien non, c'étaient des GrandPrix 4000, faciles à crever. Donc changé pour des Gatorskin que j'avais en backup. En plus, Jean-Claude (Leclerc) nous avise que les routes du matin vont ressembler aux routes du Québec, avec des trous et des nids de poule.
Effectivement une route cabossée mais juste sur la portion plane de 17 kms en altitude. Je dois dire qu'en m'y rendant mon GPS m'a dit de faire demi-tour et, plutôt que d'obéir, j'ai demandé à des locaux qui m'ont dit que j'étais sur la bonne route. Arrêt dans un petit restaurant pour ma traditionnelle viennoiserie, pas parce qu'on n'a pas assez mangé au petit-dej (autre expression française) qui était copieux (autre expression française), mais c'est une tradition d'arrêter pour cça avec un café au lait.

Ensuite j'ai enfilé 2 cols avant la pause du déjeuner (arrivée à 14h). Je monte bien, au point que certains veulent faire un contrôle de mon vélo ! J'explique que comme je suis un piètre descendeur, je dois compenser, donc j'ai emprunté le vélo de Hesjedal ! (Pour les non-initiés, c'est le coureur canadien qui a remporté le Giro, et dans une chute sur la Vuelta en 2014 son vélo s'est mis à tourner tout seul).
Nous avons roulé dans le centre de la Corse, à peu près juste des montagnes, endroit réputé pour la randonnée pédestre.
Il faut aussi faire attention dans les descentes aux animaux (cochons et vaches à cornes) qui peuvent se balader sur les routes. Effectivement dans une descente, dans un virage j'en ai croisé une qui était sur l'accotement, une chance que j'étais sur la route.
En ce qui a trait à mes relatifs talents de grimpeur, je veux souligner l'apport de John (Malois) qui m'a fait faire des tonnes d'intervalles, sans vraiment faire de cols, mais techniquement les paramètres se sont améliorés (vo2max, capacité cardio 58 au repos, avant c'était 65) ce qui fait que j'étais prêt, sans en avoir fait beaucoup. Il faut dire qu'au Québec il n'y a pas beaucoup de ces bibittes. Aussi une mention à Luis Munera, qui en plus de me suivre personnellement dans la muscu prescrite par John, m'a fait faire des 30 secondes de fou sur un vélo-stationnaire et est venu avec moi faire le sommet Trinité maintes fois.
Donc je me suis senti bien tout le temps, mieux qu'hier. Finalement je me suis dit que de rouler avec des cyclosportifs ce n'était pas une bonne idée.
Dans l'après-midi, un col court mais un vrai mur, qui est utilisé, paraît-il, en compétition automobile avant de redescendre vers Corte (centre de la Corse) où j'ai eu une averse alors que le ciel était bleu toute la journée. À ce titre, un copain (Dominique), disait que c'est bien que les Canadiens vivent la pluie d'hier car c'est rare qu'il pleut ici.
Une fois arrivé à Corte, j'ai tenté à nouveau un retrait dans un guichet bancaire, et ça a marché ! Hier j'ai pu laver mon linge dans une laverie de l'hôtel, donc linge propre, carte de guichet, ordinateur qui fonctionne, tout est nickel !
Restera le GPS, que j'utilise comme backup, car il dit des conneries et en plus après 7 heures il n'a plus de jus, même après l'avoir loadé toute la nuit. Et cette année, sur le tour, il y a moins de réceptions avec les maires, mais l'organisation est impeccable parfaite, le roadbook et le fléchage sont bien fait, il y'a des flèches pour indiquer la direction à prendre et d'autres pour confirmer que la direction prise est bonne.
Les pancartes en Corse sont bilingues, soit le nom de la ville en français d'abord et en corse ensuite, sauf que comme vous savez la Corse veut être indépendante, ils ont barriolé le français !

Je porte maintenant le maillot plus petit, que j'avais trouvé trop petit au début du tour !
Je vous écris d'un restaurant dont l'heure de fermeture est l'heure de la fin de match de foot. Ici le foot c'est le hockey, tout est réglé par ça, même certains de nos soupers !
On m'a demandé des infos sur las canadiens. Voici Jean-Claude Leclerc membre de l'Académie Cycliste du Québec, 72 ans, ancien coureur.

Jean-Claude porte le maillot de America by Bicycle, qu'il a reçu en prix pour avoir monté le plus souvent le Mont Washington (20 fois, je crois) dans une compétition, qui a lieu année après année. Maintenant que le plus âgé a quitté le tour (77 ans, je crois), il est peut-être l'aîné, en tout cas peu d'entre-nous auront sa forme à son âge !
Note du webmestre :
étape 1
étape 2
Le Tour cyclotouriste international en France de Michel Lebel en 2014
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