
Montréal, 13 septembre, 2015 – À 23 ans, le Belge de l’équipe Lotto Soudal a remporté ce dimanche, dans des conditions météorologiques difficiles, la première classique de sa jeune carrière, en dominant le Britannique Adam Yates au sprint. En habitué des lieux, le Portugais Rui Costa complète le podium.
Tim Wellens se souviendra longtemps de sa première victoire sur une course d’un jour, ce dimanche sur le Grand Prix Cycliste de Montréal. Malgré des orages parfois violents tout au long de la journée le jeune belge s’est montré le plus fort dans le dernier tour en étant le seul à accompagner Adam Yates pour piéger tous les favoris. « Quand on voit comment la course a été dure, c’est vraiment une très belle victoire » dira le coureur de l’équipe Lotto Soudal qui fêtera ses 24 ans le 5 octobre prochain.
Le mauvais temps aura contribué à rendre la course longtemps très indécise. Dès la fin du premier tour, un groupe de 14 coureurs se détache: Voeckler (Team Europcar), S. Yates (ORICA GreenEDGE), Bérard et Domont (AG2R La Mondiale), Zandio (Team Sky), Spokes (Drapac Pro Cycling), Preidler (Team Giant-Alpecin), Arredondo (Trek Factory Racing), Vervaeke (Lotto Soudal), Zakarin (Team Katusha), Alaphilippe (Etixx-Quick Step), Soler (Movistar Team), Van Emden (Team Lotto NL – Jumbo), Bennett (Bora-Argon 18). Mais après avoir compté 40 secondes d’avance, ils voient revenir le peloton après la troisième ascension de la côte Camillien-Houde (km 27). A l’abord du 4e tour, Soler (Movistar Team) part et reçoit le renfort de Juul-Jensen (Tinkoff) puis de Spokes (Drapac) mais le peloton n’est pas décidé à les laisser partir (km 44). C’est dans le sixième tour qu’un groupe important parvient à s’extraire. Ils sont alors 19 coureurs en tête : Juul-Jensen, Pires (Tinkoff-Saxo), Zakarin (team Katusha), Barguil (Giant), Benedetti, Voss (Bora-Argon 18), Slagter (Team Cannondale-Garmin), Fuglsang (Astana Pro Team), S.Yates, Albasini (ORICA GreenEDGE), Lampaert et Vermote (Etixx-Quick Step), Frank (IAM Cycling), Ulissi (Lampre-Merida), Soler, Sanz (Movistar Team), Pate (Team Sky), Wellens (Lotto Soudal), Van Avermaet (BMC Racing Team). Taaramae opère la jonction dans le septième tour. Au passage sur la ligne, les 20 leaders ont 50 secondes d’avance.
Sous l’impulsion des équipes AG2R La Mondiale et Team Lotto NL–Jumbo, le peloton opère la jonction et on retrouve en tête un groupe de sept coureurs qui comprend Kwiatkowski (Etixx-Quick Step), Bardet (AG2R La Mondiale), Barguil (Giant-Alp Team Giant-Alpecin), Dillier et Bookwalter (BMC Racing Team), Kelderman (Team Lotto NL – Jumbo) et Albasini (Orica GreenEdge) mais ils sont repris à la fin du 10e tour. C’est le moment que choisit Voeckler (Team Europcar) pour partir seul dans la côte de Camillien-Houde. Il est rejoint par Vervaeke (Lotto Soudal) et Quinziato (BMC Racing Team) et le trio fait le premier véritable écart de la course. Il boucle le 11e tour avec 40’’ d’avance sur Juul-Jensen (Tinkoff-Saxo) et Grivko (Astana Pro Team), 1’50 sur le peloton. Grivko rejoint le trio de tête à 53 km de l’arrivée. À quatre tours de l’arrivée, le désormais quatuor compte 2’10 d’avance sur le peloton où l’équipe Orica-GreenEdge se charge de mener la poursuite. L’écart se réduit alors à 1’50 puis 1’30 mais les quatre courageux se présentent sur la ligne, à deux tours de l’arrivée, avec une minute d’avance. Dans l’avant-dernière ascension de la côte de Camillien-Houde, Voeckler et Vervaeke distancent leur deux compagnons d’échappée alors que le peloton est à 30 secondes. Valgren (Tinkoff) parvient à rejoindre les deux hommes mais le peloton reprend tout le monde à l’amorce du dernier tour.
Dans la dernière ascension comptant pour le Grand Prix de la Montagne, Adam Yates (ORICA GreenEDGE) place une attaque et emmène avec lui Kelderman (Team Lotto NL – Jumbo), Bakelants et Bardet (AG2R La Mondiale), Costa (Lampre-Merida) et Wellens (Lotto Soudal). Seul ce dernier parvient à suivre le rythme et les deux hommes s’isolent en tête. Ils ont 12’’ sur leurs quatre anciens compagnons d’échappée alors que le peloton chasse à 15’’ à moins de cinq kilomètres de l’arrivée et se présentent ensemble dans la dernière ligne droite. Le Belge l’emporte devant le Britannique alors que Rui Costa (Lampre-Merida), vainqueur de l’épreuve en 2011, prend la troisième place. « On a fait la course pendant trois heures et demie avant qu’une échappée ne se développe et que l’équipe ORICA GreenEDGE ne contrôle, racontait Wellens. On a attaqué à 500 mètres du dernier sommet avec Yates, mais on n’a jamais été sûr de pouvoir aller au bout. Je me sentais fort et dans le sprint, j’ai pu faire la différence. C’est vraiment très spécial car j’adore venir ici, ce sont de superbes courses. » La déception d’un premier Tour de France raté surmontée, Wellens est l’un des hommes de la fin de saison même s’il n’ira pas au Championnat du monde avec la sélection belge. « Je préfère me concentrer sur le Tour de Lombardie (4 octobre), dit-il. Mais avec ma victoire sur l’Eneco Tour et ici à Montréal, c’est vraiment une très belle saison pour moi. »
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