
Chicoutimi, le 4 juin 2014 - Rémi Pelletier-Roy, capitaine de l’équipe Garneau-Québecor, est l’un des cyclistes les plus diversifiés du peloton, avec une fiche accomplie sur la piste au vélodrome avec plusieurs titres de Championnats canadiens, avec un sprint redoutable tel que démontré lors des deux dernières années au Challenge Sprint Pro de Québec, et avec une endurance surprenante témoignée par ses coéquipiers lors de longues courses sur routes, régulièrement prenant part aux échappées.
Pelletier-Roy, qui hier a été nommée sur l’équipe canadienne des Jeux du Commonwealth de 2014, est présentement en préparation pour une possible participation aux Jeux panaméricains de 2015 et pour les Jeux olympiques de 2016. Et tout cela en plus de ses études en médecine à l’université Laval.
Voici un entretien avec Rémi Pelletier-Roy.
Quels sont tes objectifs lors du premier Grand Prix de Saguenay?
J’aime bien être un coureur agressif et j’essayerai certainement de prendre part aux échappées. Également, puisque nous avons de bons sprinters, je vais mettre la main à la pâte pour que ceux-ci puissent obtenir de bons résultats sur les étapes qui ont un potentiel d’arrivée au sprint.
Tu reviens de l’Irlande où tu as roulé avec l’équipe canadienne à la course An Post Ras. Peux-tu décrire cette course et tes performances?
J’aime beaucoup cette course. C’est la deuxième année que j’ai la chance d’y participer avec l’équipe canadienne. L’an dernier j’avais obtenu une deuxième place à une étape et j’avais terminé cinquième au classement général. Cette année, nous avions deux options en termes de coureurs pour le classement général en Nic Hamilton et moi-même, et je fus très enchanté d’aider Nic à protéger sa troisième place au classement général. Pierrick, qui a monté également sur la troisième marche du podium à la dernière étape, est certainement un autre résultat de marque lors de cette course de huit étapes.
Tu es un sprinter redoutable, tel qu'on la vu lors des deux dernières années au Challenge Sprint Pro à Québec lors du Grand Prix cycliste de Québec (WorldTour). Te vois-tu comme un spécialiste des sprints de fin de course?
Les sprints lors des Challenges Sprint Pro me conviennent bien puisque ce sont des sprints de groupes réduits en faux-plat montant. Je crois que j’ai certaines qualités de sprinteur, particulièrement mon décollage, qui proviennent de la piste, mais je ne me considère pas comme un spécialiste des arrivées au sprint en peloton massif. Mais habituellement, je peux bien me débrouiller au sprint à partir d’une échappée.
Tu es multiple Champion canadien sur la piste. Tu déploies te efforts et énergies sur quelle discipline, avec les Jeux panaméricains 2015 et Jeux olympiques 2016 qui arrivent à grand pas?
Mes efforts sont tous concentrés sur le programme de poursuite par équipe masculine. Je crois pertinemment que cela représente notre meilleure chance de participation aux prochains Jeux olympiques de Rio en 2016. Entre-temps, avec des événements comme les Championnats panaméricains à chaque année, les Jeux panaméricains à Toronto en 2015, je continue de travailler mes qualités pour pouvoir bien performer lors de la course aux points, ainsi qu’à la poursuite individuelle. Courir sur la route me permet également de continuer à augmenter ma forme physique en vue de ces objectifs importants pour moi sur la piste.
Quelles sont les objectifs de la saison cette année? Je crois que tu connais beaucoup de succès dans les critériums aux États-Unis?
Louis (Garneau) nous avait mandatés cette année de bien performer sur les critériums aux États-Unis puisque nous n’avions pas suffisamment de visibilité à cet égard dans le passé. Je crois qu’en effet ce fût mission accomplie avec quelques-unes de mes performances, mais également de celles de toute l’équipe. Plus personnellement, mon principal objectif cette année est de rouler une poursuite par équipe en moins de 4min 10sec aux prochains Jeux du Commonwealth, en juillet prochain. Cela nous permettrait de voir où nous nous situons mondialement, et se préparer convenablement à la prochaine saison de Coupe du monde qui sera la première saison de qualification olympique.
De pouvoir rouler au Québec devant tes partisans dans cette importante course doit être spécial pour toi. Comment entrevois-tu le cyclisme au Canada et au Québec en ce moment?
Oui, je suis très heureux de revenir au Québec au mois de juin et de pouvoir courir devant ma famille et mes amis. Je suis à l’extérieur depuis le mois de janvier, alors un retour au bercail fera certainement du bien! Je crois que le cyclisme au Québec et au Canada se porte très bien. À voir les résultats et le travail que font des gars sur la route comme Antoine Duchesne chez EuropCar, Hugo Houle chez AG2R, Guillaume Boivin chez Cannondale, etc. pour ne nommer que les Québécois, je crois que nous pouvons en être très fiers! Voir Ryder Hesjedal de Garmin-Sharp remonter de la façon qu’il l’a fait le classement général au Giro quelques semaines après que Svein Tuft de Orica-GreenEDGE aie arboré le maillot rose, je crois que le Canada est de plus en plus sur la carte cycliste mondiale.
Tu étudies la médecine à l’université Laval. Comment jongles-tu cyclisme et études?
J’ai certainement eu la chance d’avoir une Directrice d’études très compréhensible à ma situation! J’ai tout d’abord complété la section préclinique de ma formation en quatre ans (alors que normalement on le fait en trois ans) puis j’ai en ce moment deux années devant moi pour me concentrer à réaliser mon rêve sportif en complétant un projet de maîtrise. Je retournerai faire les stages qui compléteront ma formation en 2016… idéalement après les Jeux olympiques!
Plus d’informations sur la course se trouvent à www.grandprixcyclistesaguenay.com.
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